Initiateur du Magal, Serigne Touba Khadimou Rassoul, Serviteur du Prophète Mouhamed (PSL)

Le Grand Magal de Touba est célébré ce dimanche 26 septembre 2021. Tous les fidèles mourides se retrouvent dans la cité de Serigne Touba. Le Magal est une manifestation religieuse qui commémore le départ en exil au Gabon du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, le 12 août 1895.Serigne Touba - Bamba

Le Magal de Touba est célébré chaque année au Sénégal, dans la région de Diourbel, à Touba, pour commémorer le départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, communément appelé Khadimou Rassoul, serviteur du Prophète Mouhamed (PSL).

De son nom Cheikh Ahmadou Bamba, nous parvint par la grâce de DIEU au mois de Muharram en l’an 1270 .H Soit l’an 1853, à Mbacké Baol ville fondée par son arrière grand père, Maharam Mbacké. Fils de Sergine Momar Anta Saly et Sokhna Mariama Bousso, il fit ses premières études coraniques auprès de son père.

Guide religieux pacifique, Cheikh Ahmadou Bamba, qui avait été contrait à l’exil au Gabon par les autorités coloniales françaises, a vécu dans ce pays d’Afrique centrale pendant sept ans. A son retour, il avait demandé à tous ses disciples de célébrer à l’unisson cette journée historique qu’il considère comme un moment d’élévation vers Allah.

A cet effet, il avait recommandé aux disciplines mourides de procéder, à chaque édition, à des récitations du Coran et de ses ‘’khassaids’’, mais surtout, de faire le ‘’berndel’’ (banquet). Pour ce dernier acte, il s’agit de partager en communauté des repas copieux à base de poissons ou de viandes de poulets, de moutons, de bœufs et de chameaux. Ces repas sont servis à volonté dans toutes les concessions, avec en prime des boissons et des fruits exotiques.


Comme à l’accoutumée, de longues files de pèlerins se forment sur plusieurs dizaines de mètres devant la Grande Mosquée de la cité religieuse, pour les besoins du traditionnel recueillement au mausolée du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927). La gloire de Cheikh Ahmadou Bamba est multiple. Cheikh Ahmadou Bamba a, en effet, participé, d’une manière sans précédent, à la défense spirituelle de la nation Sénégalaise, prélude à sa résurrection totale. Serigne Touba a été le ‘’générateur spirituel’’, le pole rayonnant d’innombrables foules humaines, auxquelles il a indiqué une ‘’voie’’ et apporté une ‘’règle de vie’’, sous forme d’une communauté musulmane s’appuyant fermement sur les préceptes du CORAN et sur l’exemple du Prophète Mohamed (P.S .L), selon une source.


La confrérie des Mourides du Sénégal est l’expression vivante du message religieux, livré par Cheikh Ahmadou Bamba, avec la croyance intime et sans défaillance du règne de l’esprit. Le Mouridisme, c’est la consécration de l’œuvre spirituelle de celui qui préféra la prison et l’exil à la soumission, puisant sa force dans la foi en l’islam et dans l’exemple du Prophète (P.S.L). C’est la raison pour laquelle Cheikh Ahmadou Bamba a prêché tout au long de son existence, l’amour, la fraternité et la fidélité au Prophète Mohammed (P.S.L), avec une vitalité créatrice et une sincérité profonde.

A coté de l’enseignement religieux, Cheikh Ahmadou Bamba voulait donner à ses adeptes le sens de l’action. Pour lui, les jeunes devaient s’instruire, afin d’agir dans la voie de Dieu, en prenant exemple sur le Prophète Mohammed (P.S.L) pour transcender le tumulte des mutations et des péripéties du monde.

Cette brillante figure de l’islam ne cessa de donner à ses disciples, des conseils de morale, d’éthique sociale et de les encourager à maitriser la science, pour donner un sens à la vie humaine. En d’autres termes, il voulait faire des Mourides des « croyants utiles », des producteurs, des hommes de religion et d’action.

Il savait, par ailleurs, que la science te la culture sont deux choses inséparables, dans la quête inlassable de la vérité et du progrès spirituel de l’homme. Le climat de suspicion jadis autour du Cheikh par le colonisateur, son bannissement, ses deux exils successifs (Gabon : 1895-1902/ Mauritanie : 1903-1907), son assignation à résidence à Thiéyène (1907-1912) et à Diourbel (1912-1927), et maintes avanies supportées avec une sereine dignité sont autant de repères qui jalonnent l’élaboration et l’évolution de la pensée du Saint de Touba.

Si, Cheikh Ahmadou Bamba fut victime de telles persécutions, c’est qu’il avait senti, avec une ardente, l’exigence spirituelle de sa mission de propagateur de l’Islam et la place qu’il occupait dans le cœur des hommes.

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