Ziguinchor – Journée de l’enfant africain : Les mômes en ont marre de la crise casamançaise

Déplacements de populations, séparations familiales, violences sexuelles, utilisation par les forces belligérantes, meurtres, blessures, mutilations, enlèvements. C’est le quotidien des millions d’enfants africains sur le continent ravagé par des conflits armés.

Le Sénégal a célébré hier la Journée de l’enfant africain à Ziguinchor dont les fils ont souffert de trois décennies de conflit armé qui mine cette région du Sénégal. Dans la capitale du Sud, la manifestation a pris les allures d’une marche improvisée entre la gouvernance et la place mythique de Gao.

Elle a mobilisé des milliers d’enfants venus des établissements scolaires du département de Ziguinchor et d’associations engagées pour la cause de la protection de l’enfant. Ils scandent : «Non aux conflits», «Protégeons les droits des enfants», «Non à l’excision», etc. Ces cris recoupent le thème de cette 26ème édition de la Journée de l’enfant africain et la 28ème Semaine nationale de l’enfant : «Conflits et Crise en Afrique : Protégeons les droits de tous les enfants.» Cette manifestation a été présidée par le gouverneur de la région de Ziguinchor, Alhassane Sall, qui a reçu à cette occasion les conclusions du Symposium de la journée de l’enfant africain et la représentante de l’Unicef au Sénégal Mme Laylee Moshiri.

Cette dernière révèle que le thème de cette journée répond à une étude commandée par le Comité africain des experts sur les droits et le bien-être de l’enfant afin de mesurer l’impact des conflits armés sur les enfants en Afrique et renforcer les engagements. «En situation de conflit, le risque pour les enfants d’être confrontés à des situations de violences traumatisantes et de violations graves est démultiplié avec un impact sur leur santé et leur développement incommensurable», a-t-elle souligné. La Journée de l’enfant africain fut un prétexte pour faire le point de la situation des enfants qui vivent en Casamance, frappée par 30 ans de conflit armé, et dans certaines zones transfrontalières à la Gambie et à la Guinée-Bissau.
Dans le mémorandum remis au gouverneur, les enfants ont émis le désir de voir les principaux acteurs du conflit mettre un terme à la crise casamançaise. Ce souhait est aussi le vœu le plus absolu du président de la République, avance le gouverneur de Ziguinchor, qui insiste sur l’engagement des acteurs pour mettre fin à la souffrance des enfants et défendre leurs droits les plus absolus.

Ibou MANE – Le Quotidien

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