Talla Dieng, président de l’URAC :  » Trois raisons prouvent que l’URAC méritent l’aide à la presse « 

Le président de l’Union des Radios Associatives et communautaires du Sénégal (URAC) se dit surpris de la sortie de Mamadou Ibra Kane, président du conseil des éditeurs de la presse (CDEPS), concernant l’attribution d’une partie de l’aide à la presse aux radios communautaires. Ce dernier avait laissé entendre que les organes de presse relevant du service public et les radios communautaires ne devraient pas bénéficier de l’aide à la presse. Talla Dieng soutient le contraire et tient à apporter quelques précisions sur le rôle que jouent présentement les radios communautaires dans la lutte contre le nouveau coronavirus.

Pour le patron de l’Urac, trois raisons fondamentales prouvent que les radios communautaires sont devenues incontournables : Premièrement, il s’agit des exigences des ODD relatives à l’accès universel à l’information partout au Sénégal et dans les coins les plus reculés. Deuxièmement, les directives de l’UEMOA qui exigent que le citoyen soit informé de toute la chaine de gestion des finances publiques. Et enfin, l’acte 3 de la décentralisation qui veut une participation inclusive et participative de tous les acteurs dans la territorialisation des politiques publiques.

«On parle aujourd’hui d’un nouvel ordre mondial. Mais dans le domaine de la communication sociale il nous faut aussi un nouvel ordre médiatique au Sénégal. Cela passera nécessairement par les radios communautaires et c’est ce qui fait peur à certains. Heureusement que le Ministère de la communication et les autorités de ce pays le savent parfaitement. L’apport des radios communautaires dans ce nouvel ordre médiatique sera de taille. L’URAC s’y prépare déjà», confie Talla Dieng.

Pour rappel, l’URAC est un réseau de 120 radios de proximité, utilisant les différentes langues locales du pays. Ces radios communautaires présentes dans les 14 régions et 45 départements du Sénégal ont contribué de manière significative à la riposte contre le COVID 19 dans les coins les plus reculés du pays, souligne son Président.

L’aide à la presse de cette année a encore soulevé la colère de certains patrons de presse qui dénoncent un manque de transparence dans sa répartition. Du côté du ministère de la culture et de la communication on déclare s’être inscrit dans la continuité des années précédentes. Pour rappel, cette année avec la crise de la pandémie du Corona, le chef de l’État Macky Sall a tenu à doublé l’aide à la presse passant de 700 millions à 1 milliard 400 millions pour mieux soutenir la presse, un secteur fortement touché par la maladie.

Abdoul Baba

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