Macky Sall signe de nouvelles nominations dans la Gendarmerie

Le Président Sall a signé hier cinq décrets pour procéder au renouvellement des postes de commandement et nommer de nouvelles étoiles. Le limogeage de Jean Baptiste Tine a évidemment entraîné un mouvement dans le haut commandement de la Gendarmerie nationale. Jusqu’ici gouverneur du Palais, Daouda Diop étrenne ses galons de général ainsi que Meïssa Cellé Ndiaye, Aide de camp du président de la République, pour devenir le commandant de la gendarmerie mobile en remplacement du général Thiaka Thiaw, nouveau haut commandant en second de la Gendarmerie, poste occupé par Moussa Fall jusqu’à sa nomination comme Haut commandant de la Gendarmerie nationale, il y a un mois.
Le désormais général Daouda Diop est un enfant de la maréchaussée et a occupé plusieurs postes au sein du commandement. Diplômé en droit, de l’Ecole nationale des officiers d’active, puis l’école d’application d’infanterie, de l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale, il a été directeur de la Communication de la gendarmerie avant de migrer à Saint-Louis comme commandant de la Légion nord.

Daouda Diop et Meïssa Cellé Ndiaye, nouveaux généraux

Après quelques années dans la Vieille ville, il sera choisi comme Directeur de l’Admi­nistration pénitentiaire (Dap). Alors qu’il était lieutenant-colonel. Mais, il sera promu colonel quelques semaines plus tard pour avoir le profil de l’emploi. Malgré les contestations des agents de l’Administration pénitentiaire, qui ont toujours réclamé qu’un homme du sérail dirige leur service, il va occuper le poste de décembre 2015 à novembre 2017. Par la suite, il a rejoint la Présidence comme gouverneur du Palais. Responsable de la sécurité présidentielle, il était sur le terrain, en treillis, pour accompagner Macky Sall lors de ses tournées économiques. Il sera remplacé par le colonel Adama Guèye, précédemment Adjoint administration-logistique au Haut-commandement de la Gen­darmerie nationale comme gouverneur militaire du Palais.
La gestion par le Haut commandant de la gendarmerie du cas du capitaine Touré, ainsi que les failles sécuritaires notées dans la gestion des émeutes de mars dernier seraient à l’origine du limogeage du général Jean-Baptiste Tine de la tête de la gendarmerie à trois mois de son départ à la retraite.

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