Fastef : 4 grévistes de la faim encore évacués

Dans les locaux de la Fastef (Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation), certains membres de la promotion 2013 continuent leur diète. Depuis vendredi dernier, le nombre d’évacués vers les structures sanitaires est passé à quatorze : quatre se sont en effet ajoutés aux dix premiers évacués. Pourtant, écrit Le Quotidien, les grévistes n’ont reçu aucune nouvelle du gouvernement depuis la visite du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.

La position des professeurs sortants de la Fastef (Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation) devient intenable si l’on en croit au journal Le Quotidien. Quatorze d’entre eux ont été évacués à l’hôpital depuis le début de leur diète : Dix au début de la grève de la faim, la semaine dernière, et quatre entre le week-end dernier et hier. Alphousseyni Keïta, leur porte-parole, a lui-même été admis dimanche dans la journée aux urgences de l’hôpital Fann alors qu’hier matin, deux de ses camarades ont été évacués vers le centre de santé Gaspard Camara. «Les médecins m’ont conseillé d’arrêter, mais il n’en est pas question», a-t-il déclaré.
Joint par téléphone, le coordonnateur du mouvement, Alphousseyni Keïta, a en effet confié que «les autorités n’ont pas réagi» depuis la visite mardi 26 janvier du ministre de l’Eduction nationale Serigne Mbaye Thiam. Néanmoins, il a quand même réitéré une fois de plus sa motivation comme celle de ses camarades. «On va continuer jusqu’à avoir satisfaction», affirme-t-il. Même s’il ne prévoit pas de renforcer son action devant le manque de réponse du gouvernement.
Serigne Mbaye Thiam avait déclaré lors de sa visite rendue aux grévistes de la faim que leur «moyen de lutte (était) inapproprié à cette situation», avant de rappeler que le gouvernement n’avait aucune obligation de les recruter. Et le ministre prenait soin de rajouter que «s’il y a des postes vacants, vos dossiers seront étudiés». Rien de très concluant donc pour les jeunes diplômés dont la situation ne cesse de se dégrader.
Le collectif des grévistes de la faim avaient lancé un appel à la société civile afin que cette dernière lui apporte son soutien, mais elle n’a pas encore réagi. Nonobstant ce manque de répercussion, le reste de la promotion 2013 de la Fastef a apporté son soutien au combat de ses camarades. Selon Alphousseyni Keïta, ils sont passés les voir et les «soutiennent sur tous les plans», sauf sur le plan alimentaire bien sûr. De même, un membre du Cusems (Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire) est venu apporter son soutien au mouvement.
Pour rappel, depuis vendredi dernier, dix grévistes ont été transférés vers des structures hospitalières afin de recevoir des soins. «Le Samu était passé pour consulter cinq personnes sur place et leur faire des perfusions. Tandis que d’autres refusent de se faire consulter», avait même confié M. Keïta à notre dernière rencontre.

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