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Des Sénégalais en instance d’expulsion au Mozambique

Detresse en Mozambique

Expulsion de mineurs sénégalais. Le rêve s’envole au Mozambique. En effet, quelque 796 mineurs subsahariens dont une dizaine de Sénégalais sont en instance d’expulsion au Mozambique et devraient arriver à Dakar mercredi. Le Quotidien qui s’est entretenu avec certains d’entre eux vous raconte leur calvaire. 

Les réseaux sociaux décloisonnent le monde. A travers WhatasApp, une dizaine de Sénégalais, pris dans le piège au Mozambique, appellent au secours. «Nous sommes dans une situation dramatique. On est complètement ruiné», rumine un compatriote. C’était le samedi.

Après plus de 37 jours de détention à Nampula, située à 1 393 km au Nord-est de Maputo et au Nord de Cabo Delgado, riche en minerais, ces Sénégalais devraient arriver mercredi à Dakar après un transit à Nairobi. Prévu hier, leur retour a été retardé pour des raisons logistiques. «On devait quitter hier, mais les policiers sont revenus entre-temps pour nous dire qu’il n’y a pas encore de vol.

C’est un drame», informe un compatriote, désabusé. Ils vont rentrer déshabillés de leurs illusions de faire fortune dans ce pays où les pierres précieuses brillent à l’image du soleil sur le jardin d’Eden. Il faudra tout recommencer : «Quand on m’a arrêté, j’avais des pierres d’une valeur de 100 mille dollars et une dizaine de millions de F Cfa. On ne sait pas ce qu’il va advenir de notre argent», avance un Sénégalais.

Les différentes pierres sont constituées d’aigues marines, grenades, tourmalines, rubis dont l’exploitation a explosé après la découverte de gisements de pierres précieuses et semi-précieuses dans la région de Cabo Delgado, il y a environ 7 ans. «On va rentrer sans rien. On arrivera à Dakar nu.

On n’a même pas bénéficié d’assistance. Nous avons alerté les autorités qui sont restées sourdes à nos appels. Nous sommes ruinés, nous devons repartir à zéro», regrette un autre expulsé sénégalais. Ces infos ont été confirmées par un officiel du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Lequel suit «la situation et va réagir dans les heures à venir». Il faut savoir que le Sénégal ne dispose pas d’ambassade dans ce pays. Dakar a juste accrédité un consul honoraire qui dispose d’une marge de manœuvre très limitée.

Cette réalité diplomatique n’est pas une couverture suffisante pour secourir des compatriotes en détresse. «Des pierres d’une valeur de 100 mille dollars saisies» Dans ce lot de personnes qui étaient parties chercher fortune au Mozambique, il y a aussi d’autres migrants subsahariens.

Depuis février, Maputo a décrété une véritable chasse à l’homme dans les provinces riches en minerais où vivent ces expulsés. Selon Apanews qui cite le quotidien gouvernemental Noticias, quelque 796 mineurs illégaux opérant dans la région de Namanhumbir au Mozambique ont été expulsés, selon le chef de la police de la province de Cabo Delgado, Abdul Chaguro. Selon les experts, la mine de Namanhumbir détient 40% des réserves de rubis du monde et regorge d’autres pierres précieuses. La zone minière s’étend sur 33 mille 600 hectares et est exploitée par Montepuez ruby mining (Mrm), détentrice d’une licence de 25 ans, accordée par le gouvernement mozambicain.

Depuis la découverte du gisement en 2009, des mineurs illégaux, en provenance du Mozambique et d’autres pays d’Afrique, se sont rués vers la localité pour exploiter les pierres précieuses sans autorisation.

Parmi les exploitants illégaux, 205 sont originaires du district de Montepuez, tandis que 346 sont venus des autres régions et des autres pays africains dont la Tanzanie, la Guinée-Conakry, le Mali, le Rwanda, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, la Somalie et la Thaïlande, informe Apanews. C’est la fin d’un rêve.

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