Corruption par an au Sénégal: un montant global de 118 milliards de F Cfa, Diourbel région la plus corrompue

Le montant global de corruption par an au Sénégal est estimé à 118 milliards de F Cfa. La région de Diourbel remporte la palme en matière de corruption. Elle prend les devants avec 19,4%; soit le taux le plus élevé, suivi de Tambacounda, de Sédhiou et de Kédougou qui pointe en 4e position. C’est ce que révèle le rapport d’étude sur la perception et le cout de la corruption au Sénégal. Une étude réalisée par le cabinet Synchronix sur la demande de l’Office Nationale de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC).

Ce document a été présenté hier, mercredi 20 décembre, par la direction de l’OFNAC, dirigé par le magistrat Seynabou Ndiaye Diakhaté.

Selon ce rapport, réalisée par échantillonnage de 2000 personnes qui plafonne le taux d’acceptation à la corruption a 53%, les riches, les fonctionnaires et les hommes politiques sont les acteurs les plus aptes à l’idée de la corruption. L’étude révèle également que Saint-Louis reste la région la moins corrompue, avec un taux 6,5% et un taux de tentative de corruption de 15,2%.

En ce qui concerne les pots de vin, le montant s’élève à 95.400 F Cfa/personne/an. Et le montant perçu par les personnes ayant cédées à la corruption se chiffre à 100.877 F Cfa/personne/an. L’enquête montre également que 99% des Sénégalais savent que la corruption est bien réelle, 91% sont conscients que les pratiques sont répandues et 93% des Sénégalais disent connaitre les pratiques de la corruption.

Par ailleurs, Seynabou Ndiaye Diakhaté, la présidente de l’OFNAC, explique que l’objectif visé à travers cette étude, c’était d’avoir une base de données en ce qui concerne les informations par rapport à la corruption pour savoir quelle est la compréhension des Sénégalais de la corruption. «Le résultat nous a permis de savoir, en terme d’échantillonnage, quelles sont les milieux et secteurs les plus «corruptogénes» et quelles sont les cibles. Et ça va aider l’OFNAC à élaborer ces stratégies d’intervention, surtout dans les activités de prévention et de lutte contre la corruption. Le cabinet a procédé par échantillonnage de moins 3 milles personnes réparties en 5 catégories de cibles qui ont répondu, ce qui a donné ces chiffres. Mais aussi c’est une simple estimation. C’est un chiffre qui découle d’un calcul effectué par le cabinet et c’est ce qui a donné un coup de 118 milliard».

Parlant de la corruption notée dans les secteurs de la sécurité publique, la santé et l’éducation, la présidente de l’OFNAC a noté que depuis que la mise en place de la structure, «nous menons des activités de sensibilisation et de prévention au niveau de la sécurité publique, la santé et l’éducation… Et tous ces secteurs sont nos partenaires en ce qui concerne la lutte et la prévention de la corruption et il n’y a pas de raison qu’on n’arrête cette collaboration».

Par rapport au changement de comportent, poursuit-elle, «on continue de mener nos activités de sensibilisation, à développer une prise de conscience collective au niveau des populations par rapport au rejet de la corruption. C’est la raison de toutes ces activités et que nous allons continuer à mener. Et on va orienter nos actions en tenant compte de tous ces résultats», assure Seynabou Ndiaye Diakhaté.

Sud

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