Assemblée nationale : Nul n’entre ici s’il n’est journaliste…

Ménagères, lycéens, marchands ambulants… Tous y passent. Tous sont contrôlés par les policiers, et personne ne passe. Personne ne dépasse le dispositif déployé par la police. Personne, si ce n’est le journaliste.

12h, Dakar plateau, dans les environs de l’Assemblée

Les barrages qui encerclent les lieux veulent nous empêcher de passer. Nous avons été renvoyés par un grand homme avec des lunettes noires. Un limier. Nous nous sommes exécutés, d’ailleurs. Mais, un réflexe : montrer la carte de presse. C’est notre passeport. Et, on entra dans le périmètre contrôlé par les forces de l’ordre. Telle semble alors la règle : nul n’entre ici s’il n’est journaliste…

Entre temps, dans l’Assemblée, des insultent retentissent, alors que Cheikh Abdoul Mbacké doit prendre la parole. Il ne manquera pas de riposter. Il traite ses détracteurs de “députés poussins”, “thiouthiou députés”, en wolof, ou encore de députés “bodio bodio”. Il poursuivra: “kumu neexul toppal fëlé. Je parle au nom du peuple, ce même peuple qui m’a élu au même titre que le President.” Nous avons eu les échos de ces propos à travers les ondes de la RSI ( Radio Sénégal International).

Pendant ce temps, encore, les passants essaient de franchir le bouclier mis en place par la police. Mais, nul n’entre ici s’il n’est journaliste…

L’honorable député Mbacké, donc, demande la suspension, voire le retrait de la loi….pour des discussions plus poussées…

L’impertinence de sa remarque sera tout de suite relevée, et d’autres collègues demanderont la poursuite de la séance….
Et, nous avions même oublié que c’était une séance plénière…alors l’accès au bâtiment est bien possible… Et ici, nul n’entre s’il n’est journaliste ou député.

 

 

Moussa Seck

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