Agriculture – De “bons rendements’’ attendus dans le bassin de l’Anambé

L’espoir est “permis’’ pour réaliser de ’’bons rendements’’ dans le bassin de l’Anambé, dans la région de Kolda (sud), avec une pluviométrie étalée au moins jusqu’à la mi-octobre, a indiqué Djim Momar Thiam, conseiller agricole, à la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI)

“L’espoir est permis, les cultures se portent très bien. Nous nous attendons à des productions de l’ordre de quatre à six tonnes à l’hectare. L’année dernière à pareille période, nous étions confrontés à des inondations dans les parcelles. Et cette année, c’est acceptable globalement. Si les pluies tombent jusqu’à mi-octobre, nous espérons de bons rendements’’, a-t-il déclaré.

M. Thiam s’entretenait avec l’APS en marge d’une visite guidée ce mercredi dans ce bassin rizicole compris entre les départements de Kolda et Vélingara. Il est le chef du secteur 1 et 2.

Selon le technicien de la SODAGRI qui est chargé de la gestion de ce bassin, les producteurs sont suivis en termes d’appui-conseil, du début jusqu’à la récolte.

“Nous regardons de près l’évolution du travail’’, a ajouté M. Thiam responsable des secteurs 1 et 2 de ce bassin compris entre les départements de Vélingara et Kolda, d’une superficie totale de 5.000 hectares dont 3.789 hectares aménagés.

Pour sa part, Mohamed Lamine Ba, chef de la division Aménagement, maintenance et entretien à la SODAGRI, a précisé que cette vallée de l’Anambé couvre actuellement un périmètre total de 5.000 hectares pour seulement 3.789 hectares aménagés.

“Sur les six secteurs (secteur 1 à 5 plus le secteur G) que compte le bassin, nous avons au total aménagé 3.789 hectares dont plus de 3. 000 hectares de riz. Si je me base de la superficie aménagée, nous sommes autour de 5.000 hectares’’, a-t-il souligné.

“Nous avons 3.789 hectares qui sont exploités. Cela veut dire qu’il y a des espaces à réhabiliter pour une meilleure occupation. Nécessairement, il faut une profonde réhabilitation des secteurs’’, a-t-il dit.

“Nous sommes sur un périmètre de 5000 hectares aménagés, mais sur ces 5.000 hectares, aujourd’hui, nous ne pouvons exploiter que 3.000 hectares en contre-saison du fait de l’état des réseaux d’irrigation. Cela veut dire combien cette question de la réhabilitation est importante’’, a ajouté M. Ba.

Selon le technicien, il ne faut pas exclure des “déficits hydriques’’ en fin d’hivernage.

Dans ce cas, soutient M. Ba, il va falloir apporter un complément d’irrigation et “si les réseaux hydriques ne s’y prêtent pas, cela prouve à suffisance, cette nécessité de les réhabiliter’’.

Il a également insisté sur l’apport des barrages du Confluent et de Niandouba, dans la commune de Kandiaye destinés à alimenter le bassin de l’Anambé qui sont, selon lui, “d’un grand apport’’ pour la culture du riz dans cette du pays.

“Si aujourd’hui, on arrivait à réhabiliter 3.000 ha qui sont prêts pour la contre-saison, on peut réaliser des rendements de 5 à 5,5 tonnes à l’hectare. Je ne parle pas parfois des piques qui peuvent atteindre 7 à 8 tonnes à l’hectare’’, a-t-il indiqué.
APS

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