HomeÀ la uneDécret anti-musulmans de Donald Trump: rassemblements et scènes de colères aux USA

Décret anti-musulmans de Donald Trump: rassemblements et scènes de colères aux USA

Décret anti-musulmans - Manifestations aux Etats-Unis, Donald Trump

Au lendemain de sa signature par Donald Trump, le décret interdisant l’entrée aux Etats-Unis aux citoyens de sept pays musulmans a provoqué rassemblements et scènes de colères à travers le pays. A New York, le principal aéroport international John Fitzgerald Kennedy a vu au moins 2 000 personnes converger pour demander la libération d’une dizaine de personnes retenues par les douanes. Au même moment, une juge de New York demandait la libération de tous les voyageurs dotés de visas valides.

Les cris de supplications « Laissez les rentrer ! » résonnent de partout, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Du parking où les manifestants ont envahi les trois étages et de la zone des arrivées où une foule compacte bloque tous les accès au terminal 4 de l’aéroport JFK. David, infirmier et francophile, est venu avec son petit ami envoyer un message au monde. « Les réfugiés sont bienvenus ici et on va survivre a ce diktat de Trump ! »Donald Trump

Sur les panneaux brandis par les manifestants, on y lit la colère évidemment. Mais aussi d’inquiétantes comparaisons avec le régime nazi. Nancy, « juive de troisième génération », porte une étoile jaune, car interdire l’entrée des musulmans, c’est la même chose, dit-elle : « La règle Numéro 1 c’est de toujours croire ce que dit l’autocrate. Donald Trump va essayer de faire tout ce qu’il a dit. Il ne plaisante pas et ce n’est pas de la rhétorique. »

En fin de soirée, les manifestants apprenaient avec satisfaction la première défaite de Donald Trump en justice. Une juge de l’état de New York a bloqué l’application du décret présidentiel. Mais les contestataires attendaient toujours la libération effective des dizaines de personnes toujours retenues dans l’aéroport.

Mariam scrute le panneau des arrivées. Farhad a atterri de Londres depuis une heure trente et toujours pas de signe de lui. Le stress commence a monter… Farhad, est pour ainsi dire dans une zone grise. Il détient une carte verte mais il est aussi Iranien, l’un des pays concernés par le décret pris vendredi par Donald Trump
Notre correspondante a rencontré à l’aéroport JFK de New York Mariam, jeune réfugiée iranienne venue chercher son petit ami mais l’attente est longue. Farhad sera-t-il autorisé à sortir ?

L’entrée en vigueur immédiate du décret renforçant les contrôles aux frontières, signé vendredi 27 janvier par le président Trump, a créé la confusion dans nombre d’aéroports et plongé les voyageurs venant de pays visés par l’ordonnance présidentielle dans des situations souvent dramatiques. L’organisation américano-arabe contre la discrimination a reçu un millier d’appels de personnes qui étaient bloquées soit aux Etats-Unis, soit à l’étranger.

Les organisations de défense des droits de l’homme ont déposé des plaintes au nom des deux Irakiens détenus à leur arrivée à New York et dont l’un au moins avait été relâché samedi 28 janvier en milieu d’après-midi, rappelle notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Se joignant à un groupe de manifestants a l’aéroport, l’élu local, Jerrold Nadler, a qualifié l’interdiction d’inefficace, répugnante et contraire à la tradition américaine depuis George Washington jusqu’à nos jours. Pour le Conseil des relations américano-islamiques, c’est du sectarisme.

Mais après avoir signé trois nouveaux décrets dont l’un ordonnant au Pentagone de lui soumettre un plan pour détruire Daech dans les 30 jours, Donald Trump a défendu ces nouvelles restrictions. « Ça marche très bien, assure le président américain. Nous allons avoir une interdiction d’entrer extrêmement stricte et des contrôles extrêmement stricts que nous aurions dû avoir dans ce pays depuis de nombreuses années. »

Même chez les républicains, le décret soulève des réserves. Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan approuve les contrôles extrêmes pour des raisons de sécurité, mais pas l’arrêt temporaire des admissions de réfugiés. Les démocrates eux craignent que les nouvelles mesures ne fassent qu’aider l’organisation Etat islamique à recruter de nouveaux membres.

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