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MAMADOU NDIAYE, DIRECTEUR DU CESTI S’INSURGE : Stop au « Media bashing » et au dénigrement des journalistes au Sénégal

Le climat d’hostilité à l’égard de la presse gagne du terrain. C’est une menace pour la démocratie Sénégalaise. Les récents événements de début mars l’ont amplement prouvé. Les journalistes et les médias de plus en plus dénigrés.

Mamadou Ndiaye, Directeur du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’information (Cesti) élève sa voix et dit stop au « Media bashing » et au dénigrement des journalistes au Sénégal.
Dans un post qu’il a publié sur sa page facebook, Mamadou Ndiaye lance l’alerte. Il écrit : « tous les observateurs de l’espace médiatique sénégalais reconnaitront que les journalistes vivent une période particulièrement difficile. Ils sont de plus en plus dénigrés, souvent à tort, dans l’exercice de leur fonction. Aussi, les incidents entre hommes politiques et journalistes se multiplient. Le fait nouveau qui risque d’être un danger pour la corporation est que les organisations politiques, de tous bords, profitant des facilités qu’offrent l’internet et les réseaux sociaux numériques débridés créent leurs propres plateformes de communication, plébiscitent les groupes de presse qui relayent leur cause et cherchent de plus en plus à se passer des journalistes qui leur apportent la contradiction, dans le but de diffuser leurs messages de propagande à leur seule convenance ou pour s’affranchir d’informations les mettant en cause ».

De l’avis du Directeur de l’école de formation des journalistes, «la liberté d’expression et la liberté de presse ne sont pas négociables dans un pays qui se veut démocratique».

Pour rectifier le tir, Mamadou Ndiaye estime qu’il « est temps que les acteurs politiques et les organisations faîtières de la presse se mettent autour d’une table et discutent » afin de trouver des solutions et redonner au métier de journaliste, son lustre d’antan.
Selon le patron du Cesti, cette situation a trop duré. « Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer, évidemment inadmissibles pour les professionnels des médias, ne datent pas d’aujourd’hui », conclut-il.

 

    ♦ Djiby DEM

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