Oumar Sarr vilipende Abdoulaye Daouda Diallo

L’occasion ne pouvait être aussi belle pour Oumar Sarr. Lors de l’ouverture du dialogue national, le coordonnateur du Pds a étalé au grand jour les carences qui ont accompagné le dernier référendum et qui, selon lui, portent la signature du ministre de l’Intérieur, Ab­doulaye Daouda Diallo, assis juste à côté du Président Macky Sall. «Le Code électoral est muet sur toutes les questions concernant le référendum.

Dans une discussion avec le ministre de l’Intérieur qui a aussi en charge les élections, il nous dit que le référendum n’est pas une élection, mais juste une consultation et qu’il n’y avait absolument rien concernant le référendum (…) Lors de ce dernier référendum, nous n’avons même pas eu le droit, en tant qu’opposition, de vérifier le fichier électoral.

Le ministre en charge des élections est là devant nous. Nous avons demandé le listing du fichier électoral, on nous l’a refusé. Dans les bureaux et centres de vote, ce sont les responsables de la coalition du ‘’Oui’’ qui avaient les listings, mais nous, responsables de la coalition du ‘’Non’’, nous n’en avions pas. Ce qui est quand même anormal dans un pays démocratique», critique M. Sarr face à un Abdoulaye Daouda Diallo, noir de colère. «Vous l’aviez reçu», rétorque-t-il sur un ton enragé. «Non, M. le ministre», persiste Oumar Sarr. Avant de poursuivre : «Vous aviez même donné l’ordre qu’on tire un listing pour nous particulièrement sur une seule question et vous avez dit au directeur de l’Automatisation des fichiers de ne pas nous donner les listings. Et comme vous le lui avez demandé, nous n’avons reçu aucun listing.»

Abdoulaye Daouda Diallo en colère

Piqué dans son orgueil, le ministre de l’Intérieur de persister : «Vous avez reçu tous les listings.» Mais Oumar Sarr reste inflexible : «Nous n’avons rien reçu. Tous ceux qui ont participé à l’élection le savent.» L’assis­tance reste pantoise. Macky Sall en premier. Il regarde le secrétaire général adjoint poursuivre dans ses protestations. «Cette situation pose le problème de celui qui doit organiser les élections. Le ministre de l’Intérieur est un ami, mais il est maire et responsable Apr. S’il organise des élections, il les organise pour lui et cela nous pose problème. Au niveau de l’opposition, nous pensons qu’il faut une autorité indépendante pour organiser les élections. M. le Président, vos prédécesseurs l’ont déjà fait. Ils ont nommé à des moments précis des ministres en charge de la question électorale. Je n’ai rien contre le ministre de l’Intérieur, mais c’est une question de principe. Il peut être chargé de la sécurité, mais sur la question électorale, mieux vaut une personne neutre qui n’est pas impliquée dans le processus électoral», a plaidé le secrétaire général adjoint du Pds écrit Le Quotidien dans son édition de ce lundi.

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