Les grandes lignes de la loi de finances rectificative

Le ministère des finances et du budget a décliné les grandes lignes de la loi de finances rectificative (LFR) d’un montant de 5567,71 milliards de francs CFA.

Au total, les dépenses budgétaires nouvelles, dans le cadre du présent projet de LFR, atteignent un montant de 343,5 milliards de francs CFA, indique le ministère dans un document dont l’APS a eu connaissance.

Selon le ministère des finances et du budget, la LFR intervient dans un contexte marqué par la crise russo-ukrainienne, l’embargo sur le Mali et la revalorisation salariale autorisée par le chef de l’Etat dans le souci d’apaiser le climat social dans les secteurs de l’enseignement, de la Santé, des Forces de défense et de sécurité et des autres agents publics non constitués en syndicats.

Ainsi, son adoption, explique-t-il, s’aligne sur ’’la trajectoire d’une politique d’ajustement budgétaire à moyen terme’’, visant ’’le renforcement des mesures d’amélioration et de sécurisation des ressources publiques, la maîtrise des dépenses publiques pour leur plus grande efficacité et la viabilisation de la dette publique’’.

Comparativement à la Loi de Finances initiale, la LFR enregistre une hausse de 368,7 milliards F CFA en valeur absolue et de 7,1% en valeur relative.


Selon le ministère, ce projet de LFR prend principalement en charge, l’ensemble des engagements financiers souscrits par le gouvernement dans le cadre d’une part, des accords conclus avec les partenaires sociaux en l’occurrence les syndicats d’enseignants, de santé, et, d’autre part, des Forces de défense et de Sécurité et autres agents de l’Administration afin d’introduire plus d’équité dans le système de rémunération.

Il prend en compte également ’’les besoins urgents en matière de défense et de sécurité, le complément de subvention à l’énergie pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, le renforcement du soutien aux prix des produits alimentaires et l’amplification des transferts monétaires aux populations les plus vulnérables’’.

Le document indique que ’’l’une des mesures phares prises porte sur les subventions à l’énergie qui ont été révisées et budgétisées à hauteur de 300 milliards FCFA, soit une hausse de 150 milliards FCFA, dans le présent projet de LFR en vue de faire face à la flambée observée des prix de l’énergie’’.

En outre, ajoute-t-il, ’’les ressources nécessaires sont programmées pour la prise en charge des engagements de l’Etat vis-à-vis des partenaires sociaux, afin d’introduire plus d’équité dans le système de rémunération des agents publics, notamment ceux en service dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des forces de défense et de sécurité’’.

Toutes ces mesures de revalorisation salariale ont un coût budgétaire de l’ordre de 100 milliards de FCFA, fait ainsi savoir le ministère dans le même document.

Il relève également que le projet de LFR accorde ’’une place importante au renforcement des moyens de défense et de sécurité’’, précisant que dans ce cadre, ’’des besoins additionnels urgents en matière de sécurité ont été identifiés et pris en charge’’.

Il s’agit notamment ’’d’acquisition de matériels d’équipement de protection et de sécurisation routière ainsi que de construction de centres de formation et d’intervention’’.

Le texte mentionne que ’’conformément aux instructions’’ du chef de l’Etat, ces ressources sont destinées à prendre en charge ’’des dépenses prioritaires telles que la poursuite des travaux du Projet De Développement inclusif et durable de l’agro-Business (PDIDAS) antérieurement financé par la Banque mondiale pour 2,6 milliards de FCFA.

Elles sont aussi destinées à la prise en charge des impactés de la gare de Petersen à travers le projet Bus Rapid Transit (BRT) et de la mise en œuvre des projets de dessalement de l’eau de mer et de KMS3 pour 2,5 milliards de FCFA, le financement complémentaire du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) pour 13 milliards de FCFA et le financement complémentaire pour l’organisation des élections (5,8 milliards FCFA).

Elles prennent en compte également la prise en charge du financement des espaces services dans le cadre du programme Emploi des jeunes pour 800 millions FCFA, l’achèvement des travaux des universités Amadou Moctar MBOW, Assane SECK de Ziguinchor et El’Hadj Ibrahima NIASSE de Sine Saloum pour un montant total de 5,3 milliards F CFA.

De même, le complément de financement du fonctionnement des Universités et des œuvres universitaires pour un montant de 9,920 milliards FCFA, le renforcement des moyens de collecte et de gestion des ordures ménagères pour 10 milliards de FCFA, la poursuite du projet d’assainissement de Touba pour 4 milliards de FCFA, le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes Frontaliers (PUMA) pour 1 milliard FCFA sont également inscrits au cœur des priorités de ce projet de LFR.
Avec APS

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