Cité dans le Panama papers : Atépa esquive les pierres

Face à la presse hier, Pierre Goudiaby Atépa a clamé son innocence suite au scandale financier des «Panama papers» dans lequel son nom a été cité. L’ingénieur-architecte, qui informe que le compte incriminé «a été fermé depuis 5 ans», assure qu’il ne détient pas de compte au Panama rapporte Le Quotidien. 

Pierre Goudiaby Atépa sert «un bonjour tout le monde» pour saluer le parterre de journalistes présents dans sa villa sise à Mermoz. Il est 16h 30. «Vous voyez que cette maison est construite en verre, ce qui veut dire que je suis clean», avance-t-il avec un petit sourire au coin. Afin de laver son honneur terni ces derniers jours par le scandale financier de l’affaire «Panama papers», l’ingénieur-architecte ne compte nullement faire face à la presse en position assise. «Je reste debout», assène-t-il d’un ton définitif, aux cameramen de télévision qui le suggéraient de s’asseoir.

Habillé d’un costume bleu nuit assorti d’une chemise et d’une cravate rose, le conférencier ajuste ses lunettes d’intello pour débuter sa plaidoirie retrace le canard de la cité Djilly Mbaye. «Il y a une trentaine d’années, lorsque j’ai décidé de me lancer dans des activités au niveau international, j’ai ouvert un compte à Genève pour faciliter les transactions avec l’étranger. De même, j’y ai créé Atépa engineering pour les mêmes objectifs. J’en avais informé les autorités compétentes du Sénégal à l’époque. Ce compte a été clôturé depuis la modernisation des instruments de transfert d’argent. Il m’a été conseillé d’immatriculer ma société de Genève à Panama pour payer moins d’impôts dans le cadre de l’optimisation fiscale. Je l’ai fait conformément à la législation en vigueur de cette ville. Tout homme d’affaires avisé l’aurait fait. C’est une question de bon sens. Des compagnies internationales aux assises financières plus solides le font», se défend Pierre Goudiaby Atépa qui précise que le compte qui «nécessite tout ce bruit a été fermé depuis 5 ans».

En fait, par le principe de l’optimisation, certains hommes d’affaires en profitent pour signer des contrats avec des paradis fiscaux. Ce qui leur permet d’échapper aux paiements d’impôts de leur pays d’origine. «Cette question aurait pu avoir de sens si j’avais pris un contrat sénégalais et que je l’avais mis au Panama ou dans un paradis fiscal. Non, je suis à l’international», répond-il. La main sur le cœur, l’architecte assure n’«avoir jamais ouvert un compte» au Panama en son nom, celui de son épouse ou ceux de ses enfants. «Si j’avais un compte dans ces paradis fiscaux, je l’aurais dénommé ‘’Thiof international’’…», ironise-t-il. A l’heure actuelle, Pierre Goudiaby Atépa dit disposer d’un compte à Paris qu’il «utilise pour des transactions internationales». Pour lui, il n’a jamais été question dans son parcours de «vivre en marge de la loi» car, soutient-il, «je ne crois pas aux pratiques hétérodoxes qui ne sauraient prospérer à long terme».

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