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13,2 milliards de francs Cfa pour accompagner les projets des Sénégalais vivant en Italie

Pour accompagner les projets des Sénégalais vivant en Italie et aussi faciliter le retour des migrants au pays et surtout aider le secteur privé à avoir un accès plus accru au crédit, la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise vivant en Italie (Plasepri) a décaissé 13,2 milliards de francs Cfa dans sa première phase. Fruit du partenariat entre les gouvernements italien et sénégalais, la Plasepri vise à renforcer le financement des Petites et moyennes entreprises (Pme), à développer le secteur privé et surtout à venir en aide aux compatriotes vivant en Italie.

 A en croire Le Quotidien, dans sa premièr phase, la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise vivant en Italie (Plasepri) a réellement contribué au renforcement des Petites et moyennes entreprises sénégalaises et au développement du secteur privé. Selon le journal, elle a aussi joué une part importante dans l’appui des Sénégalais basés en Italie en finançant leurs projets afin de mieux faciliter leur retour au bercail, informe Waly Clément Faye, de la direction de la microfinance. A l’en croire, ce mécanisme mis en place en 2008,   a contribué à hauteur de 13,2 milliards de francs Cfa pour le financement des Pme sénégalaises, précise Waly Faye.  Pour les femmes, c’est 1,6 milliard qui a été injecté pour financer 300 groupements qui polarisent quelques trois milliers de femmes, se réjouit le spécialiste en microfinance. Les principaux secteurs dans lesquels intervient la Plasepri sont l’élevage, l’agriculture, le Btp, la transformation des fruits et légumes, entre autres.
Pour ce qui est du financement des différents secteurs, cela s’est fait suivant trois instruments. Une première ligne Pme qui est destinée aux entreprises qui ont besoin de crédits compris entre 30 et 300 millions de francs et qui passaient par les banques et les institutions de crédit-bail. Il y a aussi une ligne microfinance qui finance les entreprises dont les besoins pouvaient être chiffrés entre 3 et 30 millions et qui transitait par les institutions de microfinance. Le dernier volet était constitué de l’assistance technique car, le financement des Pme requiert un renforcement de leurs capacités, afin qu’elles soient viables et rentables. M. Faye, chargé du suivi de la Plateforme, précise qu’en 2015, le projet a fait l’objet d’une évaluation finale avec des résultats jusque-là satisfaisants, même si, note-t-il, les régions de Tamba, Kédougou, Louga, Sédhiou, entre autres,  qui sont des régions d’émigration par excellence n’ont pas été concernées dans  la première phase du projet. Cela, à cause du démarrage tardif du programme. Mis en place en 2008, le programme a démarré en 2009 pour n’atteindre sa vitesse de croisière qu’en 2010 et 2011, explique-t-il.  Mieux, renchérit M. Faye, la ligne de crédit de 20 millions d’euros reçue au début était relativement très insuffisant par rapport à la forte demande qui existait à l’époque. Les demandes étaient de loin, supérieures à l’enveloppe qui était destinée au programme, explique Waly Faye. Comme autre contrainte, il déplore le faible niveau de la culture entrepreneuriale des populations. Tout le monde a besoin de financement mais, se désole-t-il, quand il s’agit de présenter des projets viables et bancables, souvent c’est des problèmes.

Assistance technique accrue dans la 2e phase

Et c’est d’ailleurs l’objectif de la deuxième phase qui met l’accès sur le volet assistance technique des populations. Une bonne partie sera consacrée à cet effet, pour mieux pouvoir accompagner les populations en amont dans l’identification et la formulation de document de projet viable et financièrement rentable. Toutefois, renseigne, ce sont les institutions financières, les établissements de microfinance qui supportent les risques. Ce ne sont pas des fonds qui viennent directement financer les entreprises mais, ils (les fonds) passent par les structures financières qui se chargent d’instruire les dossiers et d’en apprécier les risques. Un partenariat va être noué avec le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) pour pouvoir lever certaines contraintes liées à la garantie pour mieux permettre l’accès aux financements.

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