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Règlement des crises : Le Sénégal appelle l’ONU et les organisations régionales à collaborer

L’ambassadeur du Sénégal aux Nations Unies, Fodé Seck, a plaidé, lundi, à New-York (Etats-Unis), pour le renforcement de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales, estimant qu’il est possible, de cette manière, de résoudre les crises les premières heures suivant leur éclatement.M FODE SECK AMBAS NY NATIONS UNIES (3)

« Appliqué à bon escient au continent africain, le renforcement de la coopération entre les Nations unies et les organisations régionales ou sous-régionales, notamment l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), peut aider à développer des capacités de réaction rapide, aux premières heures des crises, pour éviter une escalade de la violence », a estimé Fodé Seck.

M. Seck intervenait à un débat public du conseil de sécurité des Nations unies sur le « respect des principes et objectifs de la Charte des Nations Unies comme élément clé du maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Ce débat a été introduit par le Venezuela.

La coopération entre l’ONU et les organisations régionales a fait les preuves de son efficacité dans plusieurs pays africains, selon le diplomate sénégalais. « Les succès enregistrés en Côte d’Ivoire, au Libéria, aux Comores ou encore en Guinée-Bissau sont assez démonstratifs de la contribution essentielle que peuvent apporter les organisations régionales », a-t-il fait valoir.

Fodé Seck signale cependant que « la question du financement » de l’intervention des organisations régionales et des Nations unies dans le règlement des crises « continue de se poser avec beaucoup d’acuité et d’interpeller les partenaires internationaux ».

« La pleine reconnaissance de la valeur politique et juridique des principes contenus dans la Charte, ainsi que le renforcement d’un multilatéralisme inclusif, sont les conditions sine qua non du maintien de la paix et de la sécurité internationales », a-t-il dit.

M. Seck constate par ailleurs que « du fait de la forte dimension régionale que revêtent la plupart des conflits, et au regard du rôle essentiel que doivent jouer les Etats voisins dans tout processus de paix, l’engagement positif des acteurs régionaux est de plus en plus encouragé par l’Organisation des Nations unies, conformément à l’article 52 (…) du Chapitre VIII de la Charte ».

Dès lors, a-t-il ajouté, le conseil de sécurité de l’ONU devrait renforcer sa coopération avec les organisations régionales ou sous-régionales qui, déjà présentes sur le terrain, peuvent contribuer au respect de la souveraineté des Etats, tout en favorisant « une démarche préventive » et « une solution pacifique et négociée des crises ».

Les principes de la Charte de l’ONU sont de nature à « favoriser le maintien de la paix », a souligné le diplomate sénégalais.

Puisque « la paix n’a pas de prix, mais a certainement un coût », les organisations internationales et le secteur privé doivent davantage contribuer au financement, « de façon durable », des opérations en faveur de la paix, a estimé Fodé Seck.

APS

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