Selon Moustapha Diakhaté, créer un centre de procréation médicalement assistée à Dalal jamm est illégal et dangereux. Ce sujet fait d’ailleurs l’objet de la démission du Président du Conseil d’Administration dudit centre, le Professeur Papa Touré. En effet, ce dernier a adressé une lettre de démission au Chef de l’Etat, demandant à ce dernier de lui décharger de ses fonctions. Il est en désaccord avec une décision présidentielle de construire dans l’hôpital Dalal Jamm, un centre de greffe de moelle et un centre de procréation médicalement assistée. Pour lui, les priorités sont ailleurs dans ce contexte de pandémie à coronavirus. 
Pour le moment, précise Diakhaté, la loi sénégalaise se limite à énoncer le droit de tous les couples à accéder à la procréation médicalement assistée mais il n’y a pas de cadre légal.
C’est pourquoi, argumente l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), les praticiens reconnaissent exercer en toute illégalité, dans une espèce d’anonymat, en raison d’absence de cadre juridique.
En outre, l’absence de loi sur la procréation médicalement assistée, fait que la PMA peut s’adresser aux mariés mais aussi aux concubins et lesbiennes, prévient Moustapha Diakhaté.
Et de conclure, face à ces risques éthiques, le Sénégal doit se doter d’une Loi pour règlementer les conditions de l’exercice et du recours de la procréation médicalement assistée.






















