Les 5 sages contre les 5 ans : La déclaration du chef de l’état repoussée de 13h à 20h 00′

En attendant la déclaration du chef de l’Etat aujourd’hui, des sources bien informées confient que le Conseil constitutionnel est d’accord sur la réduction du mandat présidentiel à 5 ans, mais pas sur son application au mandat en cours. Le Quotidien renseigne à sa une du jour que les autres points du projet de réforme n’ont fait l’objet d’aucune objection de la part des 5 «sages».

Le Sénégal retient son souffle. Le chef de l’Etat, qui a reçu l’avis du Conseil constitutionnel sur son projet de réforme hier, va partager le contenu aujourd’hui, à 20h au lieu de 13h comme initialement prévu écrit le journal. Mais en attendant, Le Quotidien a appris de sources bien informées que les 5 «sages» ont dit «oui» aux 14 des 15 points du projet de réforme de la Constitution que le président de la République leur a soumis. Il en ressort que Pape Oumar Sakho et Cie sont d’accord pour le retour du quinquennat, mais qu’ils ne considèrent pas moins, «à l’unanimité», insiste-t-on, que ces 5 ans doivent s’appliquer au mandat en cours. Même si le débat sur le caractère contraignant ou non de l’avis du Conseil a été animé entre spécialistes, les cinq «sages» ne s’y sont pas prononcés. Mais, selon des confidences, une subtilité aurait été jointe aux conclusions dans lesquelles la juridiction ne laisse aucune chance à Macky Sall en cas d’un éventuel recours en inconstitutionnalité.
Et quel sera l’avis du chef de l’Etat sur celui du Conseil constitutionnel. Sans doute, c’est un dilemme pour lui qui a affirmé et réaffirmé urbi et orbi qu’il fera 5 ans. Et la nuit a dû être longue pour choisir entre son engagement et un avis des 5 «sages» qu’il rangerait. Il faudra à Macky Sall le conseil du Professeur Babacar Guèye lors d’un débat avec Ismaïla Madior Fall sur Rfm. «Evidemment, si le Conseil constitutionnel en arrivait à cette conclusion (pas de réduction rétroactive), il faudrait beaucoup de courage au président de la République de passer outre cet avis», avait-il dit.
C’est, quelle que soit la décision, une information qui fera le tour du monde et du landerneau politique. S’il ne partage pas l’avis du Conseil, en convoquant le corps électoral au référendum et que le «oui» l’emporte, la précampagne pour Présidentielle sera lancée. Les candidats et potentiels qui se terrent encore ne pourront plus se taire. S’il suit le Conseil constitutionnel, il aura le mérite de clarifier le débat, mais certainement pas de mettre fin à la polémique qui enflera jusqu’en 2019.

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