La Chambre administrative de la Cour suprême a annulé l’ensemble des arrêtés pris par le ministre de la Communication concernant la publication de la liste des médias déclarés conformes au Code de la presse.
Cette décision fait suite au recours introduit par le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), qui contestait la mise en place d’une plateforme d’inscription des organes de presse ainsi que la création d’une commission chargée d’examiner et de valider les entreprises médiatiques.
Le CDEPS avait dénoncé un abus de pouvoir et une atteinte à la liberté de la presse, estimant que le ministère de la Communication s’attribuait indûment la prérogative de déterminer quels médias étaient « légaux ». Selon l’organisation patronale, cette compétence ne relève pas du ministère et constitue une dérive dangereuse.
Pour le CDEPS, cette procédure s’apparentait à une tentative de contrôle de l’existence légale des médias par l’État, une pratique jugée arbitraire et contraire aux garanties constitutionnelles en matière de liberté de la presse. La décision de la Cour suprême vient ainsi conforter la position du CDEPS et invalider les arrêtés contestés.























