Le Duo Diomaye-Sonko ne va plus survivre longtemps, car le conflit d’intérêt en latence depuis leur arrivée au pouvoir est désormais manifeste pour ne pas dire « flagrant ».
Dans la gestion orthodoxe de la République, tous les républicains mettent la patrie avant le parti.
Ainsi, entre un président qui a démissionné de son poste de secrétaire général de son parti pour se concentrer sur sa mission pour la patrie et un chef du gouvernement qui reste le chef du parti, le choc des idées et des ambitions est inévitable.
La sortie du leader du Pastef-Les-Patriotes (au pouvoir) Ousmane Sonko renseigne sur un malaise déjà existant entre lui et le président. Sonko n’est plus Diomaye sommes nous tenter de pronostiquer pour ainsi dire que c’est bientôt la fin si ça ne l’est déjà, du fameux slogan de campagne « Sonko moy Diomaye » qui signifie littéralement (Sonko est Diomaye) qui a permis au tandem d’arriver au pouvoir lors de la dernière Présidentielle de mars 2024.
Après un an et cinq mois d’exercice à la tête de l’Etat, le duo serait rattrapé par la dure réalité du pouvoir, même si Sonko affirme qu’il ne croit pas à cette réalité du pouvoir dont parlent les commis de l’Etat et les experts de la gestion étatique.
Le Premier ministre Ousmane Sonko souhaite que le président de la République Bassirou Diomaye Faye arrête «ce qui se passe actuellement» dans le pays sans entrer dans les détails profonds. Il dit en avoir parlé avec ce dernier. Seulement, il n’y a pas «d’avancement», c’est pourquoi il porte la parole en public. Les Médias, les Magistrats, la Société Civile, y compris un clan du Pastef… chacun en a pris pour sa grade. Il a tiré sur tous, appelant ses partisans à se tenir prêts. Comme s’il avait été appelé à démissionner de son poste de Premier ministre, Ousmane Sonko a bizarrement affirmé qu’il ne compte bouger d’un iota. Il a même demandé au président de le laisser gouverner si ce dernier ne peut pas gérer.
Le président de Pastef estime que le «jour où le président de la République m’appelle et me dit que je ne mérite plus d’être son Premier ministre, je rendrai le poste et je retournerai à l’Assemblée nationale». Mais, il n’est pas dans cette perspective. Il réclame haut et fort sa légitimité d’avoir contribué à l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal. Chose à laquelle, tous les Sénégalais savent et en sont temoins.
Mais, dans une République normale, où la gestion ne se partage pas comme un gâteau, est-on obligé d’en arriver à cette situation ?
En tout cas, les prochains jours, mois seront décisifs pour le président élu pour voir s’il va restaurer l’autorité de l’Etat qu’il incare désormais ou la laisser s’affaiblir davantage !





















