.
Accueil À la une Secteur minier au Sénégal: « Plus de 200 sites clandestins et des...

Secteur minier au Sénégal: « Plus de 200 sites clandestins et des titres inactifs ont été découverts »

L'Etat du Sénégal veut faire tirer avantage de l'exploitation des ressources minières aux populations locales

Suite à l’audit interne de la base de données du ministrèe de l’Énergie, Pétrole et des Mines, une mission de terrain a été menée dans les 5 pôles géologiques et miniers du Sénégal. Résultat : de graves irrégularités ont été constatées — exploitations illégales, atteintes environnementales et violations de la réglementation.

Le ministre de l’Énergie, Pétrole et des Mines a affirmé mardi, que l’audit interne de son département a révélé des dysfonctionnements dans l’octroi des permis d’exploitation des hydrocarbures au Sénégal. Entre ce qui est déclaré et la réalité sur le terrain, le fossé semble abyssal, selon Birame Souleye Diop, repris par Libération.

Le ministre de l’Énergie, Pétrole et des Mines qui a cité un rapport a révélé que les entreprises déclarées au niveau du Cadastre dans son secteur, ne sont pas, en réalité, les seules qui exploitent le sous‐sol du Sénégal.
« Sur les 800 sites notés sur le terrain, seuls 600 ont été délivrés par l’Etat. Les 200 autres restants sont des sites clandestins avec des titres inactifs et 212 dossiers sous ré‐ serve», a révélé le ministre Birame Souleye Diop, dans des propos rapportés par Libération.
Selon la source, le ministre a souligné par la même occasion beaucoup de manquements à l’origine de cet état de fait. « Cela veut dire qu’il y a une in-conformité entre ce que nous avons sur le Cadastre et ce qui est physiquement sur le terrain », a‐t‐il précisé, estimant qu’il est urgent de corriger ces dysfonctionnements structurels majeurs.
La tutelle a fait part de son engagement à assainir le secteur, à protéger et à encadrer l’intérêt des opérateurs, des populations et communautés autochtones mais également et surtout, l’intérêt du Sénégal.