Ancien ministre de l’Énergie et des Mines, puis de l’Industrie sous la présidence de Macky Sall, Aly Ngouille Ndiaye s’est exprimé sans détour sur les enjeux actuels du secteur extractif. Dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement de reprendre des participations dans certaines sociétés minières et de renégocier d’anciens contrats, il alerte sur d’éventuelles conséquences juridiques.
Dans une interview accordée au journal Le Quotidien, qui lui consacre sa Une, l’ex-ministre attire particulièrement l’attention sur le dossier des Industries chimiques du Sénégal (ICS). Il met en garde contre des risques de contentieux internationaux liés à cette démarche.
Aly Ngouille Ndiaye souligne l’importance stratégique des ICS pour l’économie nationale. L’entreprise compte, selon lui, plus de 5 000 emplois, dont 1 500 permanents, et joue un rôle majeur dans la production d’engrais destinés au Sénégal et à la sous-région. Avec un chiffre d’affaires dépassant les 340 milliards de francs CFA, elle constitue également une source significative de devises pour le pays.
Selon lui, la volonté affichée de « reprendre les ICS » et de leur réclamer plus de 1 000 milliards de francs CFA pourrait revenir à remettre en cause des décrets adoptés en 2008. Une telle remise en question, près de deux décennies plus tard, exposerait l’État à des litiges, notamment sur le plan international.
Toutefois, l’ancien ministre nuance ses propos en indiquant que, d’après ses informations, le dossier n’est pas encore finalisé. Il invite ainsi à attendre les développements des prochaines semaines ou des prochains mois.






















