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Reddition des comptes : le Premier ministre Ousmane Sonko affiche son pessimisme

Reddition des comptes - le Premier ministre Ousmane Sonko affiche son pessimisme

Le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé publiquement sa frustration quant à l’évolution de la reddition des comptes, ce mardi 24 février, lors du débat sur les questions d’actualité au gouvernement. 

Le chef du gouvernement a néanmoins reconnu nourrir peu d’espoir quant à l’issue de certains dossiers, estimant que « tout est fait pour libérer ceux qui sont impliqués ».

Au cœur de ses préoccupations figurent plusieurs dossiers liés à la gestion de l’ancien régime. Selon le chef du gouvernement, ces affaires risquent de ne jamais aboutir. Il a pointé du doigt certaines autorités (…), qu’il accuse de freiner, voire d’anéantir, les efforts engagés pour traduire en justice les présumés auteurs de malversations financières.

Malgré ses réserves, le Premier ministre a tenu à reconnaître le travail accompli par plusieurs organes de contrôle. Il a salué l’engagement de l’Inspection générale d’État (IGE), de la Cour des comptes et de la CENTIF dans la détection et la documentation des irrégularités financières héritées du régime précédent.

Toutefois, il a regretté que ces investigations ne se traduisent pas systématiquement par des suites judiciaires. « Les Sénégalais ne patienteront pas indéfiniment. Nous mettrons les hommes qu’il faut à la place qu’il faut pour que les comptes soient rendus », a-t-il averti. Insistant sur l’exigence de justice, il a ajouté : « Nous demandons des sacrifices, mais il est impératif que justice se fasse. Si on ne fait pas le travail pour que ceux qui sont impliqués rendent compte, je ne demanderai plus aux Sénégalais de faire des sacrifices ».

Sur le plan social, Ousmane Sonko a également appelé à la lucidité face aux revendications. « Il faut que les Sénégalais comprennent qu’il n’y a pas encore de richesse à distribuer », a-t-il déclaré, évoquant des accords déjà signés suivis de nouvelles exigences, y compris des revendications émergentes portées par certains syndicats.

Face à une dette publique qu’il qualifie d’« abyssale », le Premier ministre a insisté sur la responsabilité partagée : « Cette dette, nous la paierons ensemble », a-t-il conclu.