Récoltes compromises – Des agriculteurs de Matam appellent à l’aide

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Des agriculteurs de Matam sont dans le désarroi. Leurs récoltes s’annoncent mauvaises du fait de plusieurs problèmes techniques. Ils lancent un Sos à l’Etat.

Des agriculteurs des communes de Nabadji Civol et Bokidiawé dans le département de Matam n’espèrent pas de bons rendements. Ils l’ont fait savoir mardi à la presse locale. La campagne est presque arrivée à terme. Mais, les graines de riz sont encore immatures. C’est le désespoir total.

Saliou Ba, Secrétaire général de l’Union du Casier de Ndouloumadji confie que la grande majorité des producteurs ne va pas récolter cette année. Car, dit-il, « nous avons rencontré un problème de production qui est très désastreux ». A en croire M. Ba, contacté par téléphone, les problèmes sont liés à l’électricité, à la canalisation pour le drainage des eaux vers les périmètres rizicoles, entraînant un retard dans l’irrigation dès le début de la campagne. A cela s’ajoute, le problème lié au nivellement de l’eau entre la station de pompage et le fleuve avec la décrue à la fin de la saison des pluies.

Ce lot de désolations a entraîné des conséquences sur la culture du riz sur un périmètre vaste d’environ 400 hectares et impacte six localités. Ainsi, en cette période de froid, avec l’absence du soleil, les paysans attendent désespérément que leurs graines mûrissent pour sauver des récoltes qui s’annoncent déjà mauvaises.
Sur un air triste, Saliou Ba se désole : « nous n’aurons même pas de quoi payer la banque Agricole qui a donné les bons de crédit aux producteurs ». Mieux, ajoute-t-il « nous n’aurons même pas de quoi manger cette année, si rien n’est fait ».
Le casier de Ndouloumadji est constitué de six localités que sont : Ndouloumadji (Dembé & Founébé), Doumga Ouro Alpha, les deux Sédo et Thiarène.
Les paysans lancent un cri de détresse. Déjà, l’urgence pour eux c’est d’avoir des vivres. Ils souhaitent également que l’Etat puisse subventionner leurs dettes à la banque et que les techniciens de surface corrigent les manquements dans leurs rizières.
Il faut signaler que le Président de la République, Macky Sall est attendu à Matam au mois de mars prochain. Les paysans espèrent que leur appel ne va pas tomber dans l’oreille d’un sourd.

Djiby DEM

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