L’ancien ministre de l’économie du Sénégal Amadou Hott n’a finalement pas été porté à la tête de la Présidence de la Banque africaine de Développement. Les Etats membres ont plutôt porté leur choix sur le mauritanien Sidi Ould Tah, ancien président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et ancien ministre des Affaires économiques et du développement de la Mauritanie (2008 – 2015).
Alors qu’il se profiler déjà comme le prochain successeur du Nigérian Akinwumi Adesina le 1er septembre 2025, le rêve de Hott s’est brisé pour cette fois. Qui a cessé de croire ne serait-ce qu’une seule seconde aux capacités de Hott et du Sénégal à diriger le Groupe la Banque africaine de Développement pour que le rêve se brise en mille morceaux ?
En tout état de cause, la diplomatie Sénégalaise est au banc des accusés. Le constat selon plusieurs observateurs est que celle-ci s’est affaissée si non, elle s’est affaiblie depuis quelques années, car l’image du Sénégal et des Sénégalais ne rayonne plus dans le monde. Pour dire que la diplomatie Sénégalaise est aujourd’hui à la croisée des chemins et qu’il y a urgence de se repositionner dans un monde en pleine compétition vers un nouvel ordre mondial, tant sur le plan économique que technologique.
L’exemple le plus illustratif de cet état de fait est le non soutien de plusieurs pays jadis « amis » du Sénégal, même si l’on a toujours en tête cette célèbre maxime qui dit que «les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts».
Malgré le soutien du président de la République, Amadou Hott n’a pas brillé de mille feux pour se retrouver à la tête d’un poste très stratégique, celui de la présidence de la Bad.
Ainsi, en ont décidé les Actionnaires de la Banque africaine de développement.
Dans de pareilles situations, en plus d’un lobbying intense auprès des Etats membres, une forte diplomatie de son pays d’origine serait plus qu’un atout, car comme le dit ce proverbe Bouddhiste : « tout bonheur en ce monde vient de l’ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l’enfermement en soi-même ».
Mieux vaut alors s’ouvrir que de vivre en « autarcie » !























