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Phénomène « Flash-cas » dans les écoles : Le Ministre de l’Education nationale prend le bâton

Avec la création, sur Instagram, de comptes dénommés « Flash-cas », qui fait fureur dans les écoles, le Ministère de l’éducation a pris des mesures. Ce phénomène consiste à dénigrer et répandre des rumeurs sur la vie privée des élèves. Le Ministère de l’Education nationale et la Commission de Protection des données personnelles (CDP) sont dans la dynamique de demander à Facebook la suppression formelle de ces pages. Dans un communiqué de la CDP, les autorités indiquent que de tels faits, contraires à nos réalités sociales, sont passibles de sanctions.
Depuis quelque temps, un nouveau phénomène est en train de faire rage dans les établissements scolaires. « Flash-cas », la nouvelle matière des élèves, prend sa source sur Instagram est un phénomène piloté par des génies de l’informatique. Ces derniers dénigrent et répandent des rumeurs sur la vie privée de leurs cibles, des élèves. Des photos et vidéos obscènes des potaches, généralement connus dans tel ou tel autre établissement, y sont régulièrement publiées.
Il s’agit par ailleurs de la série Virginie qui serait responsable de ce phénomène. Les acteurs de cette fiction, jouée dans une école et mettant en scène de jeunes apprenants, faisaient de « Flash-cas » une sorte de subterfuge et y dénigraient l’actrice principale, Virginie. Depuis lors, les élèves dans les établissements scolaires, dans la réalité cette fois-ci, se sont appropriés de ce concept, créant ainsi des pages, quitte à dénigrer l’école sénégalaise dans sa globalité.
Après avoir constaté ce phénomène, le Ministère de l’Education nationale et la Commission de Protection des données personnelles (CDP), se sont fendus d’un communiqué pour apprendre aux élèves « que de tels faits, contraires à la loi et aux bonnes mœurs, sont punissables ».
« De tels faits constitutifs de divulgation des données personnelles portent atteinte à l’image, à l’honneur et à la dignité de personnes qui en sont victimes », regrettent les autorités qui considèrent que « ces agissements sont déplorables ».
En effet, renseigne la CDP, la divulgation de données personnelles, ayant pour effet de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, est sanctionnée par les dispositions de l’article 363 bis du Code pénal. Par ailleurs, le traitement des données personnelles est encadré par la loi 2008-12 du 25 janvier 2008 portant protection des données à caractère personnel au Sénégal et les articles 431-14 et suivants du Code pénal.
Le Ministère de l’Education nationale entend faire appliquer les sanctions disciplinaires, sans préjudice des poursuites pénales prévues par la loi. La Commission de Protection des Données personnelles, pour sa part, va continuer à assurer la protection de la vie privée et des données personnelles des jeunes, particulièrement les victimes de ce phénomène.

Par ailleurs, selon le communiqué, une demande formelle de suppression des pages « Flash-cas » va être envoyée à Facebook avec un signalement préventif pour bloquer ce genre de publications impliquant des élèves.
Toutefois, les équipes du Ministère de l’Education nationale et de la Commission de protection des données personnelles se mettent à la disposition de toute personne victime de ces publications pour l’exercice des voies de recours, conformément à la réglementation en vigueur.

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