Pétrole et énergies : Les conseils de la société civile à Makhtar Cissé

Après avoir ressuscité la Senelec, entre 2015 et 2019, Mouhamadou Makhtar Cissé s’est vu confier le ministère stratégique du Pétrole et des Energies. Pour la réussite de sa mission, la société civile l’invite à une large ouverture et à mettre son doigt sur le “localcontent’’.

Pour l’exécution rapide des programmes de son quinquennat, le chef de l’État, Macky Sall, a décidé de travailler avec des hommes et les femmes du sérail. Parmi lesquels Mouhamadou Makhtar Cissé.
Un homme de confiance du président de la République. Car, dès son arrivée à la tête de la Senelec, il y a quatre ans de cela, l’ancien patron des Douanes sénégalaises a su redresser une société nationale pratiquement en faillite.
Déjà, en 2017, les efforts qu’il a consentis ont permis d’atteindre une capacité nationale de production de l’ordre de 1 130 Mw, contre seulement 573 Mw en 2012. Aussi, sous son magistère, le soussecteur de l’énergie a connu des avancées majeures, avec surtout la modernisation des infrastructures, le mix énergétique, woyofal…
Des résultats qui, certainement, ont ponctué sa consécration. Ainsi, l’ancien directeur général de la Senelec a fini de mettre tout le monde d’accord ou presque sur sa nomination à la tête du département en charge du Pétrole et des Energies.

Cependant, la société civile demande au tout nouveau ministre de privilégier la concertation et surtout une large ouverture, s’il veut estamper son empreinte dans ledit département.

Elle dit aussi l’attendre sur des questions essentielles telles que le “local content’’. “Là où on attend le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, c’est par rapport aux défis. Une loi sur le ‘local content’ (contenu local) a été votée avec beaucoup d’opportunités, mais aussi des limites. Le ‘local content’ promeut la sous-traitance locale, le secteur privé national, l’emploi local qualifié, le transfert de technologies, les métiers connexes…

Donc, il y a plus d’opportunités que de limites’’, confie Abdou Aziz Diop.

De l’avis du coordonnateur général adjoint du Forum civil, cette loi a toute sa pertinence et sa raison d’être.

En revanche, dit-il, ce qui risque de poser problème dans son effectivité, ce sont les nombreux traités bilatéraux d’investissement que le Sénégal avait signés avec les pays comme la France, l’Angleterre ou encore les États-Unis.

C’est pourquoi, le coordonnateur de la coalition Publier ce que vous payez demande au ministre Mouhamadou Makhtar Cissé de convier tous les acteurs autour d’une table pour “renégocier ou revisiter ces contrats’’ avec ces pays. Cela, ajoute-t-il, va permettre de les harmoniser et de les aligner à la nouvelle loi (“local content’’), afin qu’elle puisse être effective et béné- ficier à l’ensemble des acteurs.

L’autre défi qui se présente à l’ancien enfant de troupe formé au Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, selon toujours Abdou Aziz Diop, c’est de parvenir à fédérer et mettre en cohérence toutes les structures qui sont sous sa tutelle, telles que Petrosen, la Direction des hydrocarbures…

Pour M. Diop, la fédération de toutes ces structures va impulser plus d’efficacité et de synergie afin d’arriver à une gestion rationnelle des ressources naturelles du pays.

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