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Ousmane Sonko solde ses comptes avec les Médias, les Magistrats et interpelle Diomaye

Ousmane Sonko - Leader du PASTEF

Toutes griffes dehors, le leader du Pastef Ousmane Sonko qui se trouve être le Premier ministre du Sénégal a profité ce jeudi, de l’installation du conseil national de son parti Pastef, 15 mois après leur arrivée au pouvoir pour solder ses comptes avec les Médias, les Magistrats. Il interpelle même le président Bassirou Diomaye Faye. 



Ousmane Sonko est revenu sur la demande d’audience adressée à l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) largement relayée par la presse. Il affirme n’avoir jamais été demandeur d’une quelconque audience avec les magistrat. Le chef de file de parti Pastef dénonce l’idée selon laquelle la justice serait le domaine réservé des magistrats. « La justice ne leur appartient pas, et il faut que les choses soient claires. », a-t-il dit.

Evoquant des attaques répétées visant sa personne, Ousmane Sonko accuse les médias et parle de sa position institutionnelle, sa vie familiale, ainsi que ses responsabilités internationales, affirmant qu’il est inadmissible de subir des propos outranciers. « Pour quelqu’un qui est père d’un garçon en âge de se marier, qui a lui-même des épouses et assume d’importantes responsabilités en représentant le Sénégal à l’international, il est inadmissible d’être la cible d’individus proférant toutes sortes d’insanités ».

Il est également revenu sur ses responsabilités, sa relation avec le président Bassirou Diomaye Faye. « Certains manœuvriers se sont dit : c’est un homme de principe, il va démissionner si on le pousse à bout. À ces gens-là, je leur dis : je ne démissionnerai, je ne bougerai d’un centimètre. J’ai une responsabilité dans la gestion du pouvoir. »

Pour Sonko, son engagement politique ne date pas d’hier. Il rappelle qu’il a été au cœur du processus électoral qui a conduit à l’accession au pouvoir de l’actuel président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

« J’ai désigné un candidat, j’ai battu campagne avec lui. Ensuite, j’ai battu campagne pour les législatives après avoir dirigé la liste. Qui peut revendiquer plus que moi ce qu’on a aujourd’hui pour penser que je vais démissionner ? »

Ousmane Sonko insiste qu’ il n’a aucune intention de quitter la Primature. Il se dit prêt à poursuivre sa mission tant que le président lui fait confiance. « Je n’irai nulle part. Le jour où le président de la République m’appelle et me dit que je ne mérite plus d’être son Premier ministre, je rendrai le poste et je retournerai à l’Assemblée nationale. »

Il a par ailleurs dénoncé un problème d’autorité au sommet de l’Etat.
« Le Sénégal n’a pas une crise politique classique. Ce dont souffre le pays, c’est d’un problème d’autorité. Si nous continuons comme ça, nous ne ferons même pas un mandat », a-t-il dit.

Sonko a dénoncé les dysfonctionnements au sommet de l’État, réaffirmant la ligne combative de Pastef : « Je suis le mieux placé pour dire quelle a été la ligne du parti. Ce qui se passe actuellement est inadmissible. » Il a révélé avoir rencontré le président Bassirou Diomaye Faye pour aborder ces tensions : « Je suis allé le voir, car il a le pouvoir d’arrêter cela s’il le souhaite. La vraie question est : pourquoi n’a-t-il pas encore pris de décision ? Si j’étais à sa place, les choses ne se passeraient pas ainsi. »

Répondant à ceux qui tentent de semer la discorde entre lui et le chef de l’État, Sonko a clarifié : « Ceux qui veulent me faire passer pour le méchant et lui pour le bon se trompent. Diomaye est mon frère, mon ami. Je ne convoite pas sa place. »

Exprimant son agacement face aux obstacles à son action gouvernementale, il a lancé : « Qu’on me laisse gouverner ! Les choses changeront, car je ne supporte pas l’injustice. » Un avertissement perçu comme un ultimatum à ceux qui, dans ou hors de l’État, entraveraient sa marge de manœuvre.