Bannière CESE-OK

Ousmane Sonko sermonne, fédère et assène des coups au régime de Macky Sall

Dans sa déclaration ce lundi, après sa libération par la justice Sénégalaise, l’opposant Ousmane Sonko décrète : « Macky Sall n’est pas légitime pour diriger le pays ». Il accuse le Président démocratiquement réélu en 2019, de «haute Trahison». 

Ousmane Sonko appelle à une mobilisation plus importante et pacifique pour contraindre le régime au respect des droits des citoyens. 

“La révolution est déjà lancée, rien ni personne ne pourra l’arrêter”, a dit devant le presse le député. “Il faut garder cette mobilisation, il faut qu’elle soit beaucoup plus importante même, mais il faut surtout qu’elle soit pacifique”, a ajouté M. Sonko, quelques heures après avoir été inculpé dans une affaire de viols présumés et remis en liberté sous contrôle judiciaire, après cinq jours de garde à vue.

C’est une démission qu’il voit à la place d’une destitution. Une manière pour lui de calmer ces ardeurs, qui parlaient d’aller vers le palais pour destituer le président Macky Sall. Ousmane Sonko a appelé à plus de retenue dans son discours post-libération. Mais, ce n’est pas sans préciser qu’il ne reconnaît pas Macky Sall, comme président légitime du pays.

Le leader du Pastef a par la suite appelé les Sénégalais à faire attention au « syndrome du Mali. » Il a en effet appelé la population à veiller à ce que la « Révolution » ne soit pas récupérée par l’armée.

L’opposant accusé de viol s’est prononcé sur la question à l’origine des émeutes que le pays a connu la semaine dernière. Sur ce, il dira: « si j’étais coupable, je n’aurai jamais accepté qu’un être humain ait une égratignure. Encore moins qu’on meurt dans les manifestations ». Ousmane Sonko ponctue sa déclaration avec un « wallahi » répété, pour se dédouaner de l’accusation de viol sur Adji Sarr.

L’opposant originaire du sud du pays a également lancé un appel pour une paix définitive dans cette partie, en Casamance. « Que dans les six mois, tous sortent de la forêt et déposent les armes sans condition. C’est un appel qui me tient à cœur et que je voulais lancer. » Ousmane Sonko semble avoir pris la position d’un fédérateur. Fédérer tout le Sénégal, en commençant par les groupes armés au fond de la forêt casamançaise. Un sermon, à l’endroit des plus que frères, pour le bien de tout un peuple.

Fédérer l’opposition aussi? L’intention n’est pas crié sur les toits, mais le leader du Pastef fait le pas. Ou semble le faire. Ce, en exigeant que Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade soient rétablis dans leurs droits civiques.

Des droits que des « complots » leur avaient amputés. Des complots ourdis par Macky Sall, qui n’est pas, selon Sonko, le « génie politique » qu’admirent certains. « Piètre génie, s’il en est », dira-t-il à son endroit.

D’après Sonko, le Président pour ne pas avoir respecté la constitution, est responsable des événements survenus dans le pays. Coupable aussi de« Haute Trahison », selon le leader de Pastef.

   Moussa Seck – laviesenegalaise.com

 3,679 Vues

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.