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Ousmane Sonko déclare : « On ne peut pas faire du Pastef sans Pastef »

Ousmane Sonko élu Président de l'assemblée

Juste après son élection à la tête de la Présidence de l’assemblée nationale, Ousmane Sonko a placé des mots forts à l’endroit de l’exécutif. Le nouveau patron de l’hémicycle s’est montré ouvertement critique sur le processus ayant conduit à la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo, déplorant que Pastef n’ait pas été consulté. Même s’il a félicité son successeur à la Primature.

« On ne peut pas faire du Pastef sans Pastef », a-t-il lancé, en guise d’avertissement. Une sortie qui, dès les premières heures de ses nouvelles fonctions, pose les jalons d’une cohabitation institutionnelle pour le moins complexe entre la tête de l’Assemblée et l’exécutif.

Face aux députés, Ousmane Sonko a publiquement regretté que son parti n’ait pas été formellement associé aux consultations ayant conduit à la mise en place du nouvel attelage ministériel. Une manière subtile mais directe de dénoncer ce qu’il considère comme une marginalisation de Pastef dans certaines décisions politiques majeures de l’État. « On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef », a-t-il lancé dans une formule percutante qui a immédiatement résonné dans l’hémicycle.

Pour le nouveau président de l’Assemblée nationale, la simple référence incantatoire au « socle Pastef » dans les discours officiels ne saurait suffire à garantir la légitimité politique du parti majoritaire. Tout en actant l’existence d’un « faux départ », il a néanmoins tendu la main à l’exécutif en appelant à une « discussion responsable » pour assurer une gouvernance apaisée.

Selon lui, les futurs arbitrages devront porter non pas sur des querelles de personnes, mais exclusivement sur les orientations politiques majeures, les engagements économiques, la justice, la revalorisation du pouvoir d’achat des Sénégalais et les réformes structurelles. Dans un autre passage particulièrement remarqué, Ousmane Sonko a plaidé pour une profonde reconfiguration du fonctionnement institutionnel du pays. « On ne peut plus être dans un système d’hyperprésidentialisme au Sénégal aujourd’hui. La configuration actuelle en a décidé ainsi », a-t-il martelé, signifiant là l’un des messages politiques les plus puissants de cette journée historique.