Le Fonds monétaire international (FMI) poursuit ses discussions avec les autorités sénégalaises en vue de la conclusion d’un nouveau programme de financement. À l’issue de sa dernière mission au Sénégal, achevée vendredi dernier, aucun accord n’a encore été trouvé entre les deux parties.
Interrogée sur l’état d’avancement des négociations, la directrice du Département de la communication du FMI, Julie Kozack, a indiqué que les échanges techniques se poursuivent.
« Nous restons en contact avec les autorités sénégalaises concernant leur demande de nouveau programme. Les discussions techniques se poursuivent et l’objectif est de parvenir à une compréhension commune des perspectives macroéconomiques, des besoins de financement du Sénégal et des priorités de réforme des autorités », a-t-elle déclaré.
Cette déclaration confirme que les autorités sénégalaises maintiennent leur volonté d’obtenir un nouveau programme avec l’institution de Bretton Woods. De son côté, le FMI souhaite parvenir à un consensus avec Dakar sur trois points essentiels : un cadrage macroéconomique commun, une évaluation partagée des besoins de financement du pays et une définition claire des priorités de réformes.
Des réformes saluées, mais des efforts attendus
Julie Kozack a également évoqué les mesures engagées par les autorités pour renforcer la gouvernance des finances publiques à la suite de la découverte de la « dette cachée ». Elle a salué les initiatives déjà prises, notamment les audits réalisés sur la dette publique ainsi que les réformes institutionnelles destinées à unifier la gestion de la dette.
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Le FMI estime toutefois que plusieurs étapes restent nécessaires avant la conclusion d’un accord. L’institution préconise notamment la réalisation d’un audit de la dette par un cabinet privé de renommée internationale afin d’éclaircir définitivement la question de la dette cachée. Elle recommande également la finalisation de l’audit des arriérés de paiement et un renforcement du contrôle des engagements budgétaires, afin d’éviter la constitution de nouveaux arriérés.
Malgré ces difficultés, le FMI relève que le Sénégal continue d’honorer ses engagements financiers, en dépit des conséquences liées à la découverte de cette dette non déclarée.
L’ensemble de ces mesures est considéré comme indispensable pour consolider les progrès déjà accomplis et permettre l’aboutissement des négociations en cours entre Dakar et l’institution financière internationale.
La Côte d’Ivoire poursuit son programme avec succès
Pendant que les discussions se poursuivent avec le Sénégal, le Conseil d’administration du FMI a approuvé un nouveau décaissement de 832,8 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire, après avoir validé l’ensemble des objectifs fixés dans le cadre de son programme économique.
L’institution a également confirmé que la Côte d’Ivoire est désormais classée parmi les pays présentant un faible risque de surendettement, une évolution qui témoigne des résultats enregistrés dans la conduite de sa politique économique et budgétaire.






















