Donald Trump a annoncé dimanche qu’une délégation américaine se rendrait lundi au Pakistan pour poursuivre les pourparlers avec l’Iran. Il a dans le même temps menacé Téhéran de détruire « toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran » en cas de refus.
Donald Trump a déclaré dimanche que des représentants américains se rendraient lundi à Islamabad, la capitale du Pakistan, afin de soumettre à la partie iranienne ce que le président américain qualifie de « d’accord très équitable et raisonnable ». De son côté, l’Iran n’a pas encore décidé si elle envoyait également une délégation.
L’Iran n’a pas encore décidé de sa participation aux discussions d’Islamabad avec Washington, selon les médias iraniens
L’Iran n’a pas encore décidé s’il participerait aux négociations à Islamabad annoncées par Donald Trump pour obtenir une fin durable à la guerre au Moyen-Orient, selon des médias iraniens qui avancent la levée du blocus naval américain comme condition préalable.
D’après les agences de presse Fars et Tasnim, citant des sources anonymes, l’Iran n’a pas encore pris de décision. L’agence officielle Irna indique de son côté qu’il n’y a « aucune perspective claire de négociations fructueuses », citant, outre le blocus, les « exigences déraisonnables » de Washington.
Le Premier ministre pakistanais s’est entretenu par téléphone avec le président iranien
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, s’est entretenu ce soir par téléphone avec le président iranien Massoud Pezeshkian. Le Pakistan a qualifié l’appel de « chaleureux et cordial », ajoutant qu’il avait duré près de 45 minutes, selon un communiqué publié par le bureau du Premier ministre pakistanais.
Selon la chaîne Al-Jazeera, le Premier ministre pakistanais a remercié l’Iran d’avoir envoyé une « délégation de haut niveau » les 11 et 12 avril derniers, qui comprenait notamment le ministre iranien des Affaires étrangères ainsi que le président du Parlement iranien. Il a en outre informé Massoud Pezeshkian des conversations tenues avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, afin de parvenir à un consensus « visant à instaurer une paix durable dans cette région ravagée par la guerre ».