Réuni en conférence de presse ce lundi 22 décembre 2025, le pool d’avocats du leader de Pastef a officiellement annoncé l’introduction d’une requête en révision du procès pour diffamation l’ayant opposé à Mame Mbaye Niang.
Les avocats de Sonko ont annoncé un fait nouveau et une révision du procès. Dans sa plaidoirie lors de cette conférence de Presse, Me Ciré Clédor Ly déclare : «Ousmane Sonko a été violenté, martyrisé, embastillé, en violation de tous ses droits fondamentaux. Son seul tort : avoir porté une vision audacieuse pour l’Afrique. Nous sommes face à l’une des plus grandes conspirations de l’histoire politique du Sénégal, visant à confisquer la démocratie, les libertés et à vassaliser des juges.»
Le procès ayant conduit à la condamnation de Sonko est décrit comme un instrument politique, destiné à l’empêcher d’accéder au pouvoir et à neutraliser un projet de souveraineté nationale. Me Ly enchaîne : «Ousmane Sonko est électeur et éligible aujourd’hui. Tant qu’il aura un souffle de vie, tout débat sur cette question est sans intérêt.»
Par ailleurs, un débat juridique majeur a été soulevé concernant l’articulation entre la condamnation et la loi d’amnistie : la défense soutient que si les faits sont couverts par l’amnistie (visant les événements politiques entre 2021 et 2024), la condamnation doit être purement et simplement effacée des registres, y compris du casier judiciaire. Ils argumentent que la diffamation, dans ce contexte précis, était une manœuvre politique et doit donc bénéficier de la rétroactivité de la loi d’amnistie, rendant caduque l’inéligibilité qui en découlait. «L’amnistie efface la peine, mais pas la condamnation. La révision, elle, annule la condamnation pénale et civile. Ce procès en révision sera inédit, parce qu’il ne s’agit pas d’une simple erreur judiciaire, mais d’une conspiration politico-judiciaire», explique Me Ly.



















