Manque de Personnel, Absence de Spécialistes… : L’hôpital régional de Matam meurt à petit feu

L’hôpital régional de Matam construit à coûts de milliards est malade d’un manque de personnel. Au centre hospitalier régional de Matam, le cardiologue, le Pédiatre, le Réanimateur et le pharmacien sont tous affectés et la situation est devenue plus qu’inquiétante.   

L’essentiel du personnel du centre hospitalier étant recruté sur fond propre, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a pourtant réaffecté tous les médecins spécialistes laissant les populations à elles-mêmes.

Ainsi, le Docteur Mamadou Demba Ndour, seul gynécologue obstétricien qui reste dans l’hôpital,  déplore cet état de fait. Selon lui, l’hôpital ne dispose que de trois infirmiers d’Etat, un seul généraliste et tout le personnel restant est supporté par le centre hospitalier régional de Matam. Malgré le tableau peu reluisant, les agents de l’hôpital sont repris par le Ministère un en un, se désole-t-il.

L’hôpital de Matam souffre ainsi d’un manque d’équipements de santé et de personnel qualifié. Malgré les nombreux plaidoyers et les multiples rapports envoyés, le Ministère de la Santé tarde à réagir et pourtant des femmes continuent à perdre la vie. L’hôpital ouvert en 2014 a fonctionné pendant deux ans sans gynécologue. Avec le seul gynécologue dont il (l’hôpital) dispose actuellement, les agents indiquent avoir constaté une baisse du taux de mortalité.

D’ailleurs, des voix commencent à se lever pour déplorer ce manque de considérations des autorités compétentes à l’égard des populations de cette contrée nord-est.

Pour le mouvement « Yellitaare » de Matam, il est   anormal qu’un malade envoyé au service d’urgence soit consulté par un infirmier ou par un paramédical. Selon le coordonnateur dudit mouvement, Barka Ba, le malade doit être pris en charge à l’entrée de l’hôpital par un médecin urgentiste doté d’un minimum de paquet de soins.
C’est pourquoi, le  mouvement « Yellitaare » Matam réclame l’affectation de médecins spécialistes dans les plus brefs délais pour atténuer la “souffrance grandissante” des malades, soignants et accompagnants.

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