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Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint à la CPI, réagit aux sanctions américaines : « Je reste serein »

Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint à la CPI, réagit aux sanctions américaines

Mame Mandiaye Niang, Procureur adjoint à la CPI
Mame Mandiaye Niang, Procureur adjoint à la CPI

Le juge Mame Mandiaye Niang réagit aux sanctions américaines : « Je reste serein ». Le procureur adjoint à la CPI soutient que « ce serait le règne de la tyrannie si nous ne résistons pas ».

La Haye / Dakar, 21 août 2025 – Pour la première fois depuis l’annonce des sanctions américaines à son encontre, le procureur adjoint sénégalais à la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang, est sorti de son silence. Dans un entretien exclusif accordé à Emedia, le magistrat affirme rester « serein » face à ce qu’il qualifie d’attaque directe contre son engagement pour la justice internationale.

« Je reste serein avec le sentiment que je ne fais que mon travail », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’il bénéficie du « soutien fort » de ses concitoyens et des autorités sénégalaises.

Selon M. Niang, les sanctions imposées par les États-Unis incluent le gel de ses avoirs, la révocation de ses visas, ainsi que la désactivation de ses cartes bancaires (Visa, Mastercard, American Express). Il explique également que toute institution effectuant des transactions en dollars est contrainte de cesser toute relation commerciale avec lui, sous peine de représailles de la part de Washington.

« Toute institution dans le monde qui fait des transactions en dollars ou avec les États-Unis est sommée d’arrêter de vous offrir des services sous peine de sanctions. Ceci peut être terrible », a-t-il confié à Alassane Samba Diop.

Plus préoccupant encore, le magistrat évoque des menaces émanant de certains services secrets, sans en préciser l’origine.

Une détermination intacte

Malgré ces pressions, Mame Mandiaye Niang assure qu’il poursuivra son engagement au sein de la Cour pénale internationale.

« Nous resterons debout et servirons la justice pénale internationale comme nous l’avons fait pour la justice de notre pays. »

Et de conclure avec fermeté : « Si on ne fait pas face malgré les difficultés, ce sera le règne absolu de la tyrannie. Et ça, ce n’est pas acceptable. »