Des détonations et des tirs sont entendus depuis le début de la matinée, ce samedi 25 avril, dans plusieurs localités maliennes. L’armée affirme combattre des « groupes terroristes » ayant attaqué des casernes.
L’armée malienne affirme que la situation est « sous contrôle » après les attaques perpétrées à Bamako et dans d’autres villes. « Les opérations de ratissage continuent, la situation est sous contrôle », a écrit l’État-Major de l’armée malienne dans un nouveau communiqué.
Peu avant, l’armée malienne avait affirmé que des «groupes armés terroristes ont pris pour cibles certains points et casernes de la capitale»
« Des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur » du Mali, a affirmé, plus tard dans la matinée, l’armée malienne dans un communiqué.
Dans ces localités, les populations sont terrées chez elles. « Nous ne sortons pas, ça tire très fort. Nous avons peur », a témoigné par téléphone, à RFI, un habitant de Sévaré.
Les rebelles touaregs du FLA revendiquent avoir pris la ville clef de Kidal dans le Nord
Les rebelles touaregs maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA) revendiquent avoir pris le contrôle samedi de la ville clef de Kidal, dans le nord du Mali, après avoir attaqué cet ex-bastion de leur rébellion qui était jusqu’ici occupé par l’armée malienne et des militaires russes.
« La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées », a écrit le groupe FLA dans un message sur Facebook. « Nos troupes du FLA contrôlent Kidal, l’essentiel de Kidal. Le gouverneur de Kidal s’est réfugié avec ses éléments au sein de l’ex-camp de la Minusma », la mission de l’ONU, a déclaré à l’AFP, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles maliens. L’AFP n’était pas en mesure immédiatement de vérifier cette revendication de source indépendante.
Le FLA est une coalition de groupes armés indépendantistes à dominante touarègue créée en novembre 2024, qui revendiquent le territoire de l’Azawad dans le nord du pays.
Le groupe a perdu le contrôle de plusieurs localités du Nord fin 2023 après une offensive de l’armée malienne et des mercenaires russes qui avait culminé par la prise de Kidal, bastion de la revendication indépendantiste et enjeu de souveraineté majeur pour l’État central.
L’ambassade américaine au Mali conseille à ses ressortissants de rester à l’abri
« Dans la matinée du samedi 25 avril, des explosions et des coups de feu ont été signalés près de Kati et de l’aéroport international Modibo Keita à Bamako. Les citoyens américains sont invités à rester où ils se trouvent et à éviter de se rendre dans ces zones jusqu’à ce que de plus amples informations soient disponibles », peut-on lire sur le compte X de l’ambassade des États-Unis au Mali.
Les vols suspendus à l’aéroport de Bamako
Les tirs sont entendus du côté de la base 101 de Senou, zone où se trouve aussi l’aéroport. Les détonations sont souvent espacées de quelques minutes avant de reprendre avec la même intensité, constate l’AFP.
Des tirs ont été entendus samedi matin dans plusieurs localités du Mali, dont Kati, près de la capitale Bamako, qui abrite la résidence du chef de la junte au Mali, le général Assimi Goïta, a appris l’AFP auprès de témoins, d’une source sécuritaire et d’un élu.
Outre Kati, ces détonations, non encore revendiquées, ont été entendues à Kidal, dans le Grand Nord, à Gao, plus grande ville du nord du Mali, et Sévaré, dans le centre de ce pays sahélien en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences jihadistes.
Le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021.




















