L’opposant Sénégalais Ousmane Sonko réprimande les actes que pose le gouvernement français

"La guerre contre l’Islam est une guerre perdue d’avance"

La sortie du président français Emmanuel Macron crée de vives réprobations et de nombreux appels au boycott des produits français dans le monde. L’opposant sénégalais, Ousmane Sonko n’a pas hésité à rappeler le gouvernement français à l’ordre après les propos d’Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mouhamet (Psl).

Selon le leader du parti Pastef/Les Patriotes, “les actes que pose le gouvernement français ne rassurent pas quant à l’objectif affiché et unique de contrer le terrorisme”.

Loi contre les “séparatismes”, menaces à la liberté des femmes qui choisissent de porter le voile, fermeture des lieux de vente du halal, interdiction de la polygamie, soutien aux caricatures de la figure sacrée du prophète Mohamed (PSL)… veut-on lutter contre le terrorisme ou contre les valeurs de l’Islam?, s’interroge Ousmane Sonko, candidat malheureux à la présidentielle sénégalaise de 2019.

D’après lui, “la France nous parle de ses valeurs à elle, de son mode de vie, mais n’hésite pas à piétiner les valeurs et les modes de vie des autres : pressions et lobbying agressif sur les pays à forte majorité croyante (musulmans et chrétiens) pour imposer l’homosexualité particulièrement”.

Chaque jour qui passe, ajoute-t-il, “la France institutionnelle agresse les valeurs de l’islam, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme qu’elle a contribué à alimenter en déstabilisant la Libye et en soutenant des dictatures”.

Ainsi, de l’avis de Sonko, c’est cette France “hautaine et moralisatrice” qui fait aujourd’hui face à un monde musulman (sans son allié saoudien) las de son discours et de ses actes hostiles.

Et de prévenir : “le président Macron devrait comprendre que nous pouvons tous, toutes obédiences confondues, gagner la guerre contre les extrémismes, qui ne sont pas qu’islamistes, mais la guerre contre l’Islam est une guerre perdue d’avance pour ceux qui comptent s’y engager”.

Pour conclure son propos, Ousmane Sonko rapporte que “le Khalife Cheikh Mahi Niass l’a bien rappelé au nom de tous les croyants du Sénégal”.

Mercredi 21 octobre, durant la cérémonie d’hommage à Samuel Paty, l’enseignant décapité pour avoir montré à ses élèves des dessins de Charlie Hebdo consacrés au prophète de l’islam, le président français avait déclaré que « nous ne renoncerons pas aux caricatures ». Alors que l’assassinat lui-même avait été fermement condamné par plusieurs Etats arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui avait exprimé sa solidarité avec le peuple français, ces quelques mots, venant après les annonces de l’Elysée contre le « séparatisme islamiste », ont suscité un flot de réprobations, officielles et non officielles, du Maghreb au Golfe, écrit le monde. Il faut préciser que même l’Afrique est entrée dans la danse des réprobations. Macron va-t-il repréciser sa pensée ? En tout cas la foi  est profondément blessée !

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