L’OMS n’est pas satisfaite des mesures d’urgences et d’accueil dans les structures sanitaires au Sénégal

L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) n’est pas satisfaite des mesures d’urgences et d’accueil dans les structures sanitaires au Sénégal.Son représentant-résident à Dakar, Dr Déo Nshimirimana, l’a fait remarquer, face au ministre de la Santé et de l’Action sociale, lors de la première réunion du Comité interne de suivi du Plan nationale de développement sanitaire (Cis/Pnds).

Partenaire clé du ministère de la Santé et de l’Action sociale, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) s’offusque des mauvais services d’urgences et d’accueil dans les hôpitaux et centres de santé. Son représentant résident à Dakar, Dr Déo Nshimirimana, a déploré cette situation, hier, en marge de la première réunion du Comité interne de suivi du Plan nationale de développement sanitaire (Cis/Pnds). «Il reste toujours des efforts à faire pour renforcer les services d’accueil et d’urgences au niveau des hôpitaux et centres de santé pour améliorer la célérité et la qualité des prises en charge», martèle le fonctionnaire de l’Oms.

Selon M. Nshimirimana, la mission de supervision conjointe qui a été menée en décembre dernier à Diourbel et Kédougou sur la gestion des urgences a encore confirmé la nécessité de renforcer l’intégration et de réorienter l’offre de santé. Cela, pour, dit-il, qu’elle soit davantage une réponse diligente et de qualité aux besoins des populations. Car, pour lui, les patients et les usagers qui paient directement ou indirectement sont des clients. Et par conséquent, ont des exigences.

Il souligne que le système de santé qui se doit de les rassurer pour justifier de l’utilisation des ressources publiques qui lui sont allouées et même de son existence doit continuellement se demander comment mieux prendre en charge les besoins de santé des populations.

A l’en croire, la construction continue de la réponse à cette question, associée à la levée progressive des risques financiers liés à la maladie, fera avancer le pays vers la couverture sanitaire universelle. «Nous voudrions cependant mettre l’accent sur la question des ressources humaines qui reste la priorité dans l’avancée vers la Couverture sanitaire universelle. A cet égard, autant il sera important de recruter du personnel, autant il sera encore plus pertinent de les utiliser au mieux pour garantir leur présence aux postes et leur pleine contribution à la production de prestation de qualité», déclare-t-il.

En outre, le représentant résident de l’Oms à Dakar affirme que l’amélioration de la gestion des ressources humaines devrait se poursuivre par la systématisation d’une réflexion inclusive sur le plan de carrière des agents et leurs conditions de travail et d’existence dans les zones difficiles. En effet, à son avis, la question des ressources serait certainement mieux prise en charge s’il existait des points focaux de ressources humaines dans chaque région médicale. Il en est de même pour la disponibilité des médicaments aux points de prestation de service.

Malgré les progrès enregistrés, il note que la persistance des ruptures de certains produits affecte le crédit de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), surtout le fonctionnement des structures de santé. «Nous nous devons aussi de rester exigent avec nous-mêmes pour toujours créer les conditions d’amélioration continuent des performances du secteur et ainsi mieux servir les populations», peste-t-il.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, soutient que «la mortalité et la morbidité liées au défaut de la prise en charge des urgences et de la référence contre référence (Rcr), constituent à bien d’égards un problème prioritaire de la santé publique et de développement».

Samba BARRY -Walf

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