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L’OCDE classe le Sénégal en catégorie 7, son niveau de risque le plus élevé

Palais Sénégal

Risque Pays Élevé : Le Sénégal a été classé en catégorie 7 (risque le plus élevé) par l’OCDE en février 2026. En 2026, l’OCDE classe le Sénégal en catégorie 7, son niveau de risque le plus élevé, suite à des déséquilibres macroéconomiques.

Le Sénégal passe en catégorie 7, le niveau de risque le plus élevé, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de classer le Sénégal en catégorie de risque 7. Il s’agit du cran le plus élevé sur l’échelle de l’organisation, signalant une dégradation critique de la signature du pays sur les marchés internationaux.

Pour le Pr Amath NDIAYE, économiste à la FASEG-UCAD, interrogé par Seneweb, ce reclassement n’est pas qu’une simple formalité technique mais un signal d’alarme géant.

« Les partenaires financiers internationaux considèrent désormais que le risque souverain du pays a nettement augmenté », explique-t-il.

Le Sénégal distancé par ses voisins

Concrètement, ce classement impacte les crédits export, ces mécanismes de financement garantis qui permettent normalement à l’État de financer ses grands projets d’infrastructures et d’énergie à des taux préférentiels. 

Désormais, ces financements seront non seulement plus chers, mais surtout beaucoup plus difficiles à obtenir.

L’analyse comparative met en exergue un décrochage inquiétant du Sénégal par rapport aux autres économies dynamiques de la zone dont le Maroc (catégorie 3, risque modéré), la Côte d’Ivoire (catégorie 5, risque intermédiaire).

Vers un tarissement de l’investissement public 

Ce basculement s’explique, selon le Pr NDIAYE, par une conjonction de facteurs critiques notamment la hausse vertigineuse de l’endettement, le poids étouffant du service de la dette sur les recettes fiscales et des « incertitudes budgétaires » persistantes.

La conséquence la plus immédiate de cette « fragilisation de la crédibilité financière » est le rétrécissement de l’espace budgétaire. Sans accès à des crédits commerciaux abordables, la capacité de l’État à investir dans le développement national se retrouve compromise.

« Le tarissement progressif des crédits commerciaux compromet de plus en plus la capacité d’investissement public », avertit le Pr Amath Ndiaye.