Monsieur le Président de la République du Sénégal,
Au vu de ce qui se passe au sein du gouvernement du Sénégal, je ne peux m’empêcher de réagir, car nous sommes dans la même barque et je suis aussi un père.
Monsieur le Président, ou simplement mon fils Diomaye,
Dois-je rappeler que les présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont tous été victimes de leur entourage ?
Toutefois, votre interpellation, votre détention arbitraire et injuste ont meurtri tous les cœurs épris de justice et d’honneur.
Sans que vous n’ayez apparemment aucune conviction ni ambition présidentielle, et alors que vous étiez seul entre quatre murs, l’agréable fruit de votre destin était en train de germer et de mûrir au sein du peuple.
Au demeurant, Allah SWT vous avait choisi et guidé à travers les actions bénies d’un héros légendaire qui a affronté l’humiliation, le déshonneur, les tentatives d’assassinat et même un état de mort apparente, rapporte-t-on, pour amener le peuple sénégalais à faire de vous le président le mieux élu de l’histoire politique du Sénégal.
Pourtant, l’histoire du prophète Youssouf (PSL) ne vous est pas inconnue.
N’est-ce pas que le roi Nabuchodonosor se vantait d’être personnellement à l’origine de tout ce qu’il possédait ou réussissait, mais que Dieu lui démontra le contraire, non pour le punir, mais pour lui apporter davantage de sagesse ? Alors, il finit par comprendre que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
C’est pourquoi, Monsieur le Président, solennellement, je vous prie, vous demande et vous conseille de vous rapprocher de votre ami et frère Ousmane SONKO, de vous pardonner mutuellement, sans aucun calcul, afin de ne pas entraver l’œuvre de la volonté divine pour le bonheur des Sénégalais.
Le Blanc n’est pas meilleur que le Noir, ni le Noir meilleur que le Blanc, et réciproquement Prophète Mohammed (PSL).
D’ailleurs, le prophète Youssouf a accordé au roi tout le respect dû à son rang, et réciproquement, pendant qu’Allah SWT le préparait sans ambiguïté.
Restons unis par Dieu et pour Dieu, épaule contre épaule, et debout comme des frères contre l’impérialisme et les traîtres à la République.
Je demande pardon à tout le monde, par patriotisme.
Vigilance, Honneur et Dignité.
MOUSSA DIALLO




















