Lettre à mon frère musulman (Par Marcel Mendy)

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Marcel Mendy-Journaliste-écrivainLe Ramadan commence et va se dérouler dans un contexte marqué par l’apparition du Coronavirus avec ses conséquences sur ton vécu quotidien. Outre les privations habituelles qui marquaient ce mois béni, tu seras privé de mosquée, de dahira, de salamalecs et de convivialité au sortir de ta prière. Tu ne pourras pas célébrer les baptêmes, les fiançailles et les mariages dans l’allégresse du bonheur partagé. Ô comble de malheur, tu ne pourras même pas accompagner tes proches à leur dernière demeure si l’ange de la mort venait les arracher à ton affection. Ta vie est donc réduite à sa plus simple expression.

Comme moi à Pâques, tu ne pourras pas fêter l’Aïd-el-fitr (Korité, fin du jeûne musulman), avec la joie habituelle, pour cause de confinement. Encore moins te rendre à l’intérieur du pays communier avec les parents. Le téléphone va se substituer aux cars et autres bus qui convoyaient les voyageurs d’un point à un autre. La télévision servira de compagnie. Eh oui mon cher frangin, rien ne sera plus comme avant.

Toutefois, je t’invite à ne pas perdre espoir et considérer cette pandémie comme une épreuve. Mieux, comme une opportunité pour te rapprocher davantage de notre Créateur, Dieu Clément et Miséricordieux. Fais de ta maison une mosquée et de ta chambre un espace de retraite spirituelle pour échanger avec Lui en silence, loin du ramdam et du clinquant. Occasion ne peut être plus belle pour te repentir et chercher l’absolution de tes fautes. Saisis-la. À défaut de changer la vie, change ta vie.

En conclusion de cette missive, je te prie mon cher frangin de me pardonner si je t’ai offensé. Pour ma part, je t’accorde d’emblée le mien en implorant Notre Seigneur de nous confondre dans le même Pardon, pour mériter le Paradis promis à ses Élus.

Amen! DEWENATI



Marcel Mendy, Journaliste-écrivain

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