Les États-Unis ont annoncé avoir « saisi » dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe. Il était poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela. Moscou dénonce l’usage de la force par Washington.
Washington considère que le pétrolier saisi mercredi par les Etats-Unis dans l’Atlantique Nord n’avait pas de pavillon, a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche, alors que Moscou affirme l’avoir autorisé temporairement à naviguer sous pavillon russe.
« Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré Karoline Leavitt à des journalistes
Le Bella-1 a été « saisi
» dans l’Atlantique Nord, au large des côtes écossaises et de l’Islande. Ce pétrolier battant pavillon russe était poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela. Le navire est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah, selon Tf1.
Selon la ministre américaine de la Sécurité intérieure Kristi Noem, ce pétrolier a changé de pavillon et peint un nouveau nom sur sa coque « dans une tentative désespérée et vaine d’échapper à la justice.
» La Maison Blanche a d’ailleurs affirmé mercredi soir que le navire est « considéré comme sans pavillon. »
Rebaptisé « Marinera » et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi matin dans la zone économique exclusive de l’Islande, après une traversée de l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg. Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les garde-côtes américains alors qu’il était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.
Moscou demande à Washington le « retour rapide » chez eux des membres d’équipage russes.
« Nous exigeons de la partie américaine qu’elle leur assure un traitement humain et digne, qu’elle respecte scrupuleusement leurs droits et leurs intérêts, et qu’elle ne fasse pas obstacle à leur retour rapide dans leur patrie », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l’agence de presse TASS, sans préciser combien de Russes se trouvent à bord.























