Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), fidèle à sa mission de défense des droits humains, de promotion de la bonne gouvernance et de l’équité sociale, exprime sa profonde préoccupation face au maintien de mécanismes financiers opaques et de structures institutionnelles redondantes, en déphasage avec les principes constitutionnels d’égalité, de transparence et de bonne gestion des ressources publiques au Sénégal.
Dans un contexte marqué par des tensions économiques et sociales croissantes, des programmes universitaires dans le doute, la crise dans le transport qui persiste et une prédiction de faim dans le monde rural.
Conformément aux engagements de rupture et de rigueur dans la gestion des finances publiques, ADHA appelle solennellement à des mesures structurelles fortes.
Par ailleurs, ADHA s’interroge sur la nécessité et la pertinence de la création de la fondation des deux grandes dames : quelle est sa justification dans un contexte de restriction budgétaire ? Et d’où proviendront ses financements ?
ADHA recommande :
- La suppression des fonds communs et des caisses opaques
ADHA demande la suppression immédiate des fonds communs alloués à certains corps de fonctionnaires ainsi que des caisses spéciales ou fonds discrétionnaires attribués à certaines hautes institutions, notamment à la Présidence de l’Assemblée nationale ou à toute autre entité publique.
Ces mécanismes, hérités de pratiques anciennes, constituent des privilèges excessifs, peu transparents et difficilement justifiables au regard des exigences de bonne gouvernance. Ils portent atteinte au principe d’égalité devant les charges publiques et doivent être abolis dans le respect strict des dispositions constitutionnelles.
- La rationalisation de l’administration publique
ADHA appelle à une accélération du processus de réforme de l’administration à travers la fusion, la restructuration ou la suppression des directions et agences dont les missions se chevauchent.
Ces duplications structurelles, souvent sources de gaspillage, d’inefficacité et de clientélisme, affaiblissent la performance de l’action publique et compromettent l’optimisation des ressources nationales.
ADHA rappelle que l’État a l’obligation, au regard des principes fondamentaux des droits humains, de garantir une gestion équitable, transparente et responsable des deniers publics.
Dans un contexte de contraintes budgétaires, ou de présage de temps difficile, chaque dépense publique doit répondre à un impératif d’intérêt général et de justice sociale.
En conséquence, ADHA exhorte les autorités à :
- Prendre des mesures législatives et réglementaires immédiates pour supprimer ces privilèges financiers contraires aux principes d’équité et de transparence ;
- Mettre en place un audit indépendant, exhaustif et public des agences, directions et fonds spéciaux ;
- Réallouer les ressources ainsi économisées vers des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et la protection sociale.
Pour finir, ADHA tient à rappeler que les sacrifices demandés aux citoyens ne peuvent être acceptés que s’ils sont équitablement partagés.
La crédibilité de l’action publique repose avant tout sur l’exemplarité de l’État.
Dans une période où les autorités elles-mêmes évoquent des lendemains difficiles, il est impératif que les efforts commencent par la suppression des privilèges indus et la restauration d’une gouvernance sobre, juste et transparente.
Fait à Dakar, le 09 Avril 2026
Le Bureau Exécutif de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)





















