Selon une note de Bank of America Global Research citée par Reuters, le Sénégal pourrait être contraint de procéder à une restructuration de sa dette extérieure dès le second semestre 2026.
La banque juge cette perspective « de plus en plus probable », en raison des difficultés du pays à faire face à une dette de plusieurs milliards d’euros qui n’aurait pas été déclarée par les autorités précédentes.
Bank of America souligne notamment que Dakar mène actuellement de longues négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’un nouveau programme de prêts. Par ailleurs, la dette publique sénégalaise serait désormais proche de 100 % du PIB, soit environ 7 milliards de dollars, selon les estimations relayées par Reuters. Le pays aurait également contracté des swaps de rendement total d’un montant compris entre 750 millions et 1 milliard de dollars, garantis à hauteur de 1,3 à 1,5 fois la dette intérieure.
Face à cette situation, un moratoire sur la dette extérieure ainsi que des discussions formelles sur une restructuration pourraient devenir inévitables, d’autant que le prix des obligations souveraines du Sénégal a récemment atteint un nouveau plancher historique. Le FMI a d’ailleurs exprimé la nécessité d’une restructuration, une position qualifiée de « honteuse » par le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’un grand rassemblement populaire qu’il avait convoqué le 8 novembre dernier.























