Désormais, au Sénégal, l’opposition sera respectée et exercera ses droits librement dans le respect de la loi, a déclaré le président de la République Bassirou Diomaye Faye, lors de l’ouverture du dialogue national, ce 28 mai au Cicad. En même temps, le gouvernement assumera la plénitude de sa mission.
Le Chef de l’Etat a rassuré l’opposition lors du lancement des travaux du Dialogue national sur le système politique ce mercredi 28 mai 2025, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).
Le président de la République a exprimé sa volonté d’apaisement et d’ouverture à l’ensemble de la classe politique. Il a réitéré son ambition d’œuvrer en faveur des libertés politiques.
« Ce dialogue en période de paix nous enracine davantage dans la consolidation de la paix », a dit Bassirou Diomaye Faye, insistant sur l’importance d’instituer un climat de confiance durable entre les institutions, les partis et les citoyens.
“Le Sénégal compte présentement 386 partis politiques. Malgré leur nombre important, seuls 14 partis sont en règle’’, a-t-il dit en citant des données du ministère de l’Intérieur.
Intervenant à l’ouverture officielle du dialogue national consacré à la réforme du système politique sénégalais, le président Faye rappelle que si la loi était appliquée avec rigueur, 372 partis politiques devaient être dissous
“Si j’avais pris la décision en tant que président de la République de dissoudre 372 partis politiques, on allait dire que je ne devrais pas procéder ainsi sans dialoguer. C’est la raison pour laquelle, on a convoqué ce dialogue sur le système politique sénégalais”, a-t-il fait valoir.
Il a ainsi évoqué la nécessité de réformer le système politique sénégalais en vue de garantir davantage la stabilité des institutions du pays.
”L’histoire politique récente de notre pays nous commande de réformer pour la postérité, de réformer pour renforcer les acquis démocratiques et garantir davantage la stabilité de nos institutions”, a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture du dialogue national.
Pour Bassirou Diomaye Faye, cette réforme est un ”impératif” en vue « d’exclure de notre système électoral tous les germes de dissension, notamment entre pouvoir et opposition.”
Elle portera, selon lui, sur ”la rationalisation du calendrier électoral, la création d’une Commission électorale nationale indépendante [CENI], le fonctionnement des organes chargés de l’organisation des élections, l’accès au fichier électoral et sa gestion, la rationalisation des partis politiques et leurs financements, le rôle de la justice dans le processus électoral et la démocratisation du processus électoral.”
”Le statut de l’opposition qui doit avoir un contenu réel, l’inscription automatique des primo votants, la durée des campagnes électorales ou encore les modalités du parrainage, entre autres”, figurent également parmi les questions envisagées dans le cadre de cette réforme, a informé le chef de l’Etat, dont les propos sont rapportés par l’APS.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a indiqué, mercredi, que le dialogue national organisé ”en temps de paix” et en dehors de toute échéance électorale, offre une ”opportunité unique” de réfléchir avec sérénité et lucidité sur l’avenir du système politique sénégalais.
”Ces concertations, heureusement organisées en dehors de toute échéance électorale, nous offrent une opportunité unique de réfléchir avec sérénité et lucidité sur l’avenir de notre système politique”, a-t-il déclaré, lors de la cérémonie marquant le lancement du dialogue national devant se dérouler du 28 mai au 4 juin.























