Le FMI qualifie de constructive sa visite au Sénégal et annonce de nouvelles discussions sur la demande de programme. Le Sénégal et le FMI sont en pourparlers pour résoudre un problème de déclaration erronée de la dette depuis que les nouveaux dirigeants du pays ont révélé l’affaire en 2024.
Le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré lundi que ses services avaient mené des « discussions techniques ouvertes et constructives » lors d’une visite au Sénégal, et que de nouveaux échanges auraient lieu concernant la demande du Sénégal pour un nouveau programme de soutien.
Le Fonds a gelé son précédent programme de prêt de 1,8 milliard de dollars après la mise au jour d’un endettement plus important que prévu. Depuis, le Sénégal est largement exclu des marchés de capitaux internationaux, ce qui le rend dépendant des emprunts régionaux.
« L’équipe a salué l’engagement des autorités à remédier aux vulnérabilités révélées par les erreurs de déclaration passées, notamment par des réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques », a indiqué le FMI dans un communiqué publié sur son site internet.
Le Fonds a précisé que les vulnérabilités de la dette sénégalaise restaient élevées et que la hausse des prix mondiaux du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient devrait exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques cette année.
LE FMI RÉAFFIRME SON SOUTIEN
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Les services du FMI poursuivront les discussions sur les politiques et les réformes qui pourraient être soutenues par un nouveau programme de prêt, incluant des mesures pour traiter les vulnérabilités de la dette et améliorer la gouvernance publique, a précisé l’institution.
« Nous réaffirmons notre engagement à soutenir le Sénégal dans ces moments difficiles », ajoute le communiqué.
Des sources ont indiqué à Reuters que les dirigeants du pays restent réticents à restructurer la dette, malgré la conviction croissante des investisseurs que le Sénégal n’aura d’autre choix que de faire défaut.
Toutefois, dans des commentaires formulés dimanche, le ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce a déclaré qu’une restructuration était possible.
Pour obtenir une dérogation relative aux erreurs de déclaration de la dette et bénéficier d’un programme du FMI, le Sénégal doit prendre des mesures pour corriger les données erronées, convenir d’un plan crédible de stabilisation de ses finances et définir une feuille de route pour rendre sa charge de la dette soutenable.
L’agitation politique du mois dernier, lorsque le président Bassirou Diomaye Faye a démis Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre avant que les députés ne l’élisent président de l’Assemblée nationale, pourrait compliquer la mise en œuvre des réformes nécessaires à un accord avec le FMI.






















