Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, procède ce samedi 25 juillet au lancement officiel de sa formation politique, une étape qui marque un tournant majeur dans la recomposition du paysage politique sénégalais après sa rupture avec le PASTEF-Les Patriotes, dirigé par Ousmane Sonko.
Longtemps considéré comme l’un des principaux artisans de l’ascension du PASTEF, Bassirou Diomaye Faye en a été le secrétaire général pendant près d’une décennie. Son accession à la magistrature suprême, aux côtés d’Ousmane Sonko, avait conduit à son retrait des instances dirigeantes du parti afin de se conformer aux exigences de sa fonction.
Quelques mois après cette séparation politique, le chef de l’État va aujourd’hui créer son propre parti. Cette initiative traduit sa volonté de bâtir une force politique capable de soutenir son action à la tête du pays, mais aussi de préparer les échéances électorales à venir, notamment l’élection présidentielle de 2029, à laquelle il pourrait briguer un second mandat.
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Depuis l’annonce de la création de cette nouvelle formation, Bassirou Diomaye Faye bénéficie de nombreux ralliements provenant de responsables politiques, d’élus et de personnalités issues de divers horizons. Ces soutiens témoignent de la dynamique que le président entend insuffler à son projet politique.
Toutefois, cette nouvelle donne l’exposera désormais à une double confrontation : d’une part avec les partis de l’opposition traditionnelle, et d’autre part avec le PASTEF, son “ancienne formation politique”. Si le président n’a pas, à ce jour, officiellement annoncé sa démission du parti ni fait l’objet d’une décision formelle d’exclusion des instances du parti dirigé par Ousmane Sonko, la création de son propre parti politique consacre de facto une séparation politique. Sauf… En pratique, il ne saurait appartenir simultanément à deux formations politiques distinctes.
Le lancement de ce nouveau parti apparaît ainsi comme un moment de clarification politique. Il ouvre une nouvelle séquence dans la vie politique sénégalaise et redéfinit les rapports de force entre le pouvoir, le PASTEF et les autres acteurs de la scène nationale, à un peu moins de trois ans de la prochaine élection présidentielle.






















