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La présidence et les bâtiments officiels sous haute protection

Après deux jours de violences, Dakar au-devant d’une journée sous tensions ce vendredi. 
La présidence sénégalaise et les bâtiments officiels ont été placés sous haute protection vendredi après deux jours de troubles et avant une journée à hauts risques de protestation annoncée contre l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko.
Plusieurs quartiers de la capitale et différentes villes du pays réputé comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest ont été le théâtre depuis mercredi d’affrontements entre jeunes et forces de police, de saccages et de pillages de magasins, en particulier sous enseigne française, indique l’Afp.
Un appel à manifester a été lancé pour vendredi. Ousmane Sonko a été présenté ce même jour au doyen des Juges avant de retourner à la section de recherches de la Gendarmerie, sous le régime de la garde-à-vue. 

Elle a aussi, disent de nombreux Sénégalais, porté à son comble l’exaspération accumulée dans ce pays pauvre face à la dureté de la vie depuis au moins un an et le début de la pandémie de Covid-19.

Les manifestations ont fait au moins deux morts jeudi dont l’un à Bignona dans le sud du pays et l’autre en banlieue dakaroise, à Yeumbeul. 

Des manifestants ont également attaqué les locaux du quotidien gouvernemental le Soleil et de la radio privée RFM.

Les locaux de plusieurs enseignes françaises, dont Auchan, ont été attaqués depuis mercredi. 

La journée de vendredi s’annonce chargée de tensions. Un important dispositif de police a été mis en place autour du palais de justice dans le quartier du Plateau, centre névralgique du pouvoir. A quelques centaines de mètres de là, les abords de la présidence ont été bouclés par des barrières derrière lesquels ont été positionnés des blindés. L’Assemblée nationale, proche, était également surveillée, a constaté un journaliste de l’Afp.

Dans un communiqué, le gouvernement a prévenu qu’il prendrait “toutes les dispositions nécessaires au maintien de l’ordre public”. Il a aussi mis en garde “certains médias” contre les conséquences de leur couverture “tendancieuse”.

Dès jeudi soir, les autorités ont annoncé suspendre le signal de deux chaînes de télévision privées coupables selon elles d’avoir diffusé “en boucle” des images de violence.

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