Je voudrais souligner et magnifier le travail extrêmement important et documenté de la presse sénégalaise sur ce massacre qui a toujours été marqué du sceau de l’omerta. Une mine d’informations et de témoignages qui participent grandement à la manifestation de la vérité et qui surtout entretiennent la mémoire sur cet évènement d’une horreur innommable.
Dans le cadre de ses dossiers sur Thiaroye, APS – Agence de Presse Sénégalaise a tendu son micro au Professeur Mor NDAO qui préconise « d’aller au-delà des archives françaises » dans la recherche de la vérité.
L’historien suggère de recouper avec les archives des américains et des anglais qui étaient également présents à Dakar et qui étaient bien informés. À côté de ses suggestions pertinentes, c’est surtout sa dernière proposition qui m’interpelle : « prendre en compte les témoignages des populations de Thiaroye qui racontent les péripéties du massacre. »
L’Observateur s’illustrera également dans ce registre. Dans la parution du week-end, ses pages contribuent à dévoiler brillamment « la face cachée du massacre ».
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En donnant la parole à El Hadj Abdou MBOUP, 90 ans et témoin privilégié du massacre, le quotidien nous ouvre un « précieux album-souvenirs » qui fera, je l’espère, partie de la documentation qui aidera à établir les faits.
Que dire du témoignage de Biram, fils du tirailleur Mbap SENGHOR récemment reconnu « mort pour la France » ? Classe du tirailleur 1933, matricule 32124.
Ces témoignages précis et profonds que nous rapportent la presse sont d’un apport inestimable dans la lutte contre l’oubli.
Nous aurions voulu faire une revue complète du travail immense abattu par l’ensemble de la presse. Ceci n’est qu’une indication de la mine d’informations contenues dans les différents journaux d’ici et d’ailleurs.
Arame NDAO
Journaliste.




















