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Inauguration d’une Caserne GARSI à Saraya pour la sécurité et la stabilité

L’État du Sénégal renforce la sécurité le long de sa frontière avec le Mali. Inauguration d’une Caserne du GARSI à Saraya pour assurer la sécurité et la stabilité.

Trois nouvelles unités de gendarmerie sont en service, depuis ce week-end, des renforts jugés essentiels, par les autorités, alors que les attaques des groupes armés, notamment du Jnim, affilé à al-Qaïda, se sont multipliés, début juillet, dans tout l’ouest du Mali.

Les autorités, déjà sous le régime de Macky Sall, tenaient à sécuriser la frontière le long du fleuve Sénégal. 
Trois unités – une légion de gendarmerie à Kédougou, une brigade de recherches à Tamba et un groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi), à Saraya – sont donc fonctionnelles, depuis samedi.

Mme Harmonie Koutsivitis, Cheffe de mission adjointe, a représenté l’Ambassadeur de l’Union européenne à la cérémonie d’inauguration de la nouvelle caserne GARSI (Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention) à Saraya, dans la région de Kédougou. La cérémonie est marquée par la présence de M. Birame Diop, Ministre des Forces armées, et du Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le Général de division Martin Faye.

Cette infrastructure, construite par l’État du Sénégal, constitue un jalon majeur dans la mise en œuvre de la deuxième phase du projet GARSI, soutenue par l’Union européenne. Elle vise à renforcer la présence sécuritaire dans les zones frontalières sensibles et à contribuer durablement à la paix et à la stabilité.

Saraya, située à la frontière avec le Mali et la Guinée, est au carrefour de nombreux enjeux sécuritaires, économiques et sociaux. Le déploiement d’une unité GARSI dans cette commune frontalière répond à une approche intégrée, centrée sur : le renforcement de la capacité opérationnelle de la gendarmerie, la prévention des trafics illicites et des menaces transfrontalières, la protection des populations et le respect des droits humains.

Ce projet s’inscrit dans une vision globale portée par l’Union européenne et le Sénégal, articulée autour des principes de souveraineté, professionnalisme, respect de l’État de droit et engagement communautaire.

La création de ces unités « vient concrétiser la volonté des hautes autorités à garantir la protection des populations et des biens ainsi que la sûreté du territoire », indique l’état-major, des propos rapportés par Rfi.

Le Jnim, qui a mené sept opérations simultanées, début juillet, a notamment attaqué Diboli, la première ville – coté malien – au niveau de ce poste frontalier.

Le communiqué de l’état-major insiste ainsi sur « la nécessité d’instaurer un climat de confiance avec les populations pour une meilleure collaboration », selon toujours la source.

Dans cette lutte contre la criminalité, l’État du Sénégal a également interdit, le 24 juillet, pour un mois, la circulation des motos la nuit, moyen de transport très utilisé par les groupes armés, dans tout le département de Bakel.

Dans une publication sur ses réseaux sociaux, l’Union européenne réaffirme à cette occasion son engagement à accompagner le Sénégal dans ses efforts pour une sécurité durable, au bénéfice de l’ensemble des populations. Inauguration Caserne GARSI à Saraya